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Nous venons de vivre le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré sur Terre !

Crédits : Hans/pixabay

Un nouveau rapport nous montre que le mois de janvier 2020 a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés.

La Terre est en train d’évoluer à un rythme accéléré. Selon deux analyses faites par la NASA et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration), les températures enregistrées l’année dernière au niveau mondial ont été les deuxièmes plus chaudes enregistrées depuis le début des relevés modernes en 1880. Seul 2016 a fait mieux. Et la tendance va se poursuivre. En effet, l’année 2020 vient à peine de commencer que nous avons déjà battu un nouveau record de chaleur.

Selon un rapport du Copernicus Climate Change Service, le mois dernier a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré dans le monde. Globalement, les températures terrestres ont été de 0,98 °C supérieures à la moyenne enregistrée de 1951 à 1980.

Des records en Europe

L’Europe a été particulièrement touchée par ces anomalies. Sur le Vieux Continent, les températures ont été de 3 °C supérieures à la moyenne de janvier de 1981 à 2010. Le mois dernier était également environ 0,36 °C plus chaud que le mois de janvier le plus chaud précédent enregistré en 2007.

Certains pays ont été plus touchés que d’autres, à l’instar de la Norvège, de la Finlande, de la Suède et de la Russie.

Dans le village de Sunndalsora par exemple, dans l’ouest norvégien, le thermomètre affichait 19 °C le 2 janvier dernier, soit plus de 25 °C au-dessus de la moyenne mensuelle. De nombreuses pistes de ski de fond ont dû fermer dans le pays, comme en Suède.

Helsinki, la capitale finlandaise, a également connu son premier mois de janvier sans neige depuis le début des relevés en 1845.

Chez les voisins suédois, l’industrie du ski a aussi beaucoup souffert. En effet, non seulement il n’a quasiment pas neigé, mais une grande partie de la neige existante a fondu. Les dépressions nocturnes ayant eu beaucoup de mal à tomber en dessous de 0 °C, il a également été très difficile de produire de la neige artificielle.

Ces température suédoises exceptionnellement douces ont même précipité la floraison des cerisiers, au coeur de l’hiver.

Pendant ce temps-là, Moscou a également enregistré son mois de janvier le plus chaud depuis le début des relevés.

Le reste du monde aussi touché

L’Europe n’a pas été la seule concernée par ces températures supérieures à la normale. Plusieurs États américains, l’est du Canada, le Japon et certaines parties de l’est de la Chine et de l’Asie du Sud-Est ont également essuyé un mois de janvier exceptionnellement doux.

Il a fait également très chaud dans l’hémisphère Sud, notamment dans l’État de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, actuellement en proie aux flammes.

Pour Mika Rantanen, météorologue de recherche à l’Institut météorologique finlandaise, « les oscillations positives de l’Atlantique Nord et de l’Arctique ont été les principales responsables » de ce mois de janvier exceptionnellement doux. Même si, explique-t-il, « le changement climatique a bien sûr contribué à la chaleur ».

Lorsque ces oscillations sont positives, l’air très froid et le vortex polaire restent en effet confinés au-dessus de l’Arctique. Ce qui peut expliquer ces records. Selon les modèles informatiques, ces indices resteront fortement positifs jusqu’à la mi-février, ce qui signifie que la tendance devrait se poursuivre pendant au moins deux semaines.

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