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Nocives, les cabines de bronzage à UV vont-elles être interdites ?

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Crédits : iStock

C’est dans le cadre du projet de loi santé et en opposition à l’avis du gouvernement que le Sénat s’est prononcé, dans la nuit du mardi 15 au mercredi 16 septembre, en faveur d’une interdiction des cabines de bronzage à ultraviolets à compter de 2017, mettant en avant leur dangerosité. 

« Le rôle nocif de ces cabines, dans l’apparition des cancers de la peau, est scientifiquement établi par le Centre international de recherche sur le cancer« , a déclaré le sénateur Jean-François Longeot (UDI-UC) en précisant que « les cancers de la peau ont plus que doublé en dix ans« . Malgré tout, le texte doit repasser devant l’Assemblée Nationale qui devrait selon toutes vraisemblances infirmer cette interdiction.

La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, reconnaît la nocivité d’une exposition à ces rayons ultraviolets, ainsi que l’augmentation des mélanomes qui en résulte. « Mais faut-il interdire ? » questionne-t-elle, rappelant que les cabines de bronzage à rayons UV sont soumises à des règles depuis 1997, renforcées depuis 2013. « Le projet de loi va plus loin encore, qui interdit les forfaits illimités, la mise à disposition des cabines à domicile, leur vente à des particuliers et impose la formation des professionnels« , ajoute celle qui a demandé à la Commission Européenne qu’un groupe de travail soit mit en place pour avoir une idée précise de la nocivité des cabines. « En attendant ses conclusions, (il faut un) avis défavorable (ou une) interdiction complète des cabines« .

Du côté du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), les cabines à UV sont classées internationalement comme « cancérogènes certains pour l’homme« , et selon un rapport datant de 2012 par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), celles-ci seraient responsables de 19 à 76 décès par an en France par mélanome cutané. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) déconseille d’ailleurs leur utilisation depuis l’année 2003. Entre 1980 et 2005, en France, le nombre de mélanomes a tout simplement triplé.

Source : AFP