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Les niveaux de dioxyde de carbone n’ont jamais été aussi élevés depuis 3 millions d’années

Crédits : Pixabay

La concentration de dioxyde de carbone contenue dans l’atmosphère terrestre (CO2) vient d’atteindre un seuil inégalé depuis au moins 3 millions d’années, avec une augmentation annuelle record enregistrée en 2016.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) mettait ce lundi en garde contre « une hausse dangereuse de la température », après avoir communiqué ces chiffres dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre. La dernière fois que notre planète a connu une teneur en CO2 comparable, c’était il y a environ 3 millions d’années. Selon l’OMM, cette « montée en flèche » du niveau de CO2 est due à « la conjonction des activités humaines et d’un puissant épisode El Niño », qui se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique. Alors qu’elle était de 400 parties par million (ppm) en 2015, la teneur de l’atmosphère en dioxyde de carbone aurait atteint 403,3 ppm en 2016, soit environ 145 % de ce qu’elle était à l’époque pré-industrielle, avant 1750 (le méthane et l’oxyde nitreux représentent respectivement 257 % et 122 %).

« Les chiffres ne mentent pas », a déclaré Erik Solheim, directeur de l’ONU. « Nous émettons encore beaucoup trop et la tendance doit s’inverser ». « Si l’on ne réduit pas rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et notamment de CO2, nous allons au-devant d’une hausse dangereuse de la température d’ici la fin du siècle, bien au-delà de la cible fixée dans l’Accord de Paris sur le climat », averti de son côté le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas.

« Le CO2 persiste dans l’atmosphère pendant des siècles et dans l’océan, encore plus longtemps. Selon les lois de la physique, la température sera nettement plus élevée et les phénomènes climatiques plus extrêmes à l’avenir », poursuit Taalas. En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s’est poursuivie et l’étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l’année.

Vous retrouverez le bulletin complet ici.

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