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Pourquoi le Nil a-t-il pris une couleur rouge sang sur cette image satellite ?

Crédits : ESA

Une récente image capturée par le satellite Sentinel-3A de l’Agence spatiale européenne nous dévoile un Nil à la couleur rouge sang. Cette représentation en fausse couleur permet en réalité de cartographier la présence de végétation dans la région.

Rien à voir avec les dix plaies d’Égypte : les eaux du fleuve ne se sont pas transformées en sang, et les poissons, à l’instar du tilapia ou de la Perche, sont toujours présents en nombre. Non, cette incroyable image signée du satellite Sentinel-3A, dernier né de l’agence spatiale européenne (ESA), est simplement le résultat d’une technique d’imagerie avancée permettant la surveillance de l’état de notre planète. Recueillie le 3 mars dernier, l’image met ici en évidence la présence de végétation – qui apparaît en rouge – autour du fleuve qui traverse le désert environnant. Rien de biblique dans cette histoire, donc.

Le Nil oui, mais pas que. L’image couvre ici plusieurs zones géographiques. Vous retrouverez notamment le Caire, au centre de l’image, mais aussi la mer Rouge, à l’Est, Chypre, plus au nord, ou encore une partie de la Crête sur la gauche. Ainsi vous pouvez observer la Terre et contrôler son environnement. Car telle est la mission de l’ESA.

Les données recueillies par le satellite contribueront à améliorer la compréhension de l’état de la végétation dans le monde entier. Une mission qui s’inscrit dans un vaste programme de surveillance de la planète. Lancé en février 2016, Sentinel-3A vise en effet à suivre l’état de santé de notre environnement, en observant l’évolution de notre atmosphère, de nos océans et glaciers ; en nous donnant, en autres, un aperçu des ravages des feux de forêt, de l’utilisation des terres, ou encore des niveaux d’eau douce à travers le monde. Des informations essentielles pour affiner nos modèles de prédiction.

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Et pour mener à bien sa mission, l’ESA pourra compter sur Sentinel-3A, véritable bourreau de travail et condensé de technologies. L’une d’entre elles, le SLSTR (pour Sea and Land Surface Temperature Radiometer) est un radiomètre qui permet de mesurer l’énergie rayonnant de la surface, non seulement des océans, mais aussi des terres émergées. Il fonctionne dans plusieurs longueurs d’onde, y compris l’infrarouge.

Source : Dailymail