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Newton avait compris le mécanisme des plantes bien avant les botanistes

Crédits : Syndics of the Cambridge University Library

Quand on pense à Isaac Newton, on ne peut penser à autre chose qu’à la théorie de la gravitation universelle, et à la légende de la pomme tombée sur sa tête. Mais Newton ce n’est pas que cela, et un carnet datant de 1660 nous apprend qu’il s’intéressait beaucoup aux plantes, et en savait déjà beaucoup sur le sujet…

C’est dans un carnet d’étude calligraphié par Newton (1643-1727) en 1660 et conservé à l’Université de Cambridge que David Beerling, professeur à l’Université de Sheffield, a découvert cette demi-page intitulée « Vegetables ». À l’intérieur, il aborde le sujet du mécanisme qui permet à l’eau et à la sève de monter de la racine jusqu’aux feuilles des plantes.

Ce n’est pourtant que plus de 200 ans après que ce mécanisme a été officiellement expliqué, avec la théorie de la cohésion-tension. Celle-ci dit que le Soleil, en chauffant les feuilles, provoque une évaporation de l’eau. Cela a pour effet de créer une différence de pression entre les feuilles et les racines, et c’est ce différentiel-là qui génère une tension, permettant à la sève et à l’eau de remonter jusqu’aux extrémités, dans un mécanisme opposé à la gravité.

Plus de 200 ans avant l’apparition de cette théorie, Newton avait donc décrit le même processus dans ce carnet, alors qu’il entrait au Trinity College de Cambridge. Selon David Beerling, il est possible qu’Isaac Newton se soit construit lui-même un microscope pour y observer les plantes, une supposition très plausible puisqu’on sait l’intérêt qu’avait Newton pour les optiques, mettant notamment au point un télescope quelques années plus tard.

Source : naturediscovery

– Crédits photo : Le manuscrit de Newton / Syndics of the Cambridge University Library