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La ville de New York s’affaisse, augmentant les futurs risques d’inondations

New York
Crédits : Tzido / iStock

Comme l’explique une étude récente, la ville de New York s’enfonce un peu plus dans la terre chaque année. Cet affaissement progressif est le résultat d’une surcharge. En effet, la Grosse Pomme abrite des centaines de millions de tonnes de constructions sur son sol.

La ville s’enfonce sous le poids de ses constructions

En 2021, une étude démontrait que désormais, environ un cinquième de la population mondiale est concerné par l’affaissement des sols. La situation concerne plusieurs villes aux quatre coins du monde, dont Jakarta, Bangkok, Venise, Téhéran ou encore La Nouvelle-Orléans. D’autres cas sont légèrement moins connus comme celui de la ville de New York. C’est en tout cas ce qu’affirme une étude publiée dans la revue Earth’s Future le 8 mai 2023.

Ce type d’affaissement progressif (on parle de subsidence) peut notamment être d’origine tectonique ou thermique. Toutefois, dans le cas de New York, cela s’explique en réalité par une surcharge. Autrement dit, la ville s’enfonce un peu plus chaque année sous le poids de ses propres constructions. Selon les chercheurs de l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS) à l’origine de l’étude, la Grosse Pomme s’affaisse de un à deux millimètres par an.

Il faut également savoir que certaines parties de la ville s’enfoncent plus rapidement que les autres. Or, cela accroît les risques d’inondation, amplifiés également par la montée des eaux en dépit de la construction de digues pour protéger la ville.

New York
Crédits : Ultima Gaina / iStock

Une géologie complexe

764 millions de tonnes : telle est la masse totale du million de constructions se trouvant à New York. De plus, les chercheurs ont simplement inclus dans leur étude la masse des bâtiments et non celui des routes, des trottoirs, des voies ferrées et autres ponts. Par ailleurs, la géologie de New York est très complexe, intégrant à la fois des sols riches en argile et des sols plus élastiques. Les premiers sont plus enclins à s’affaisser et les seconds ont davantage tendance à reprendre leur forme après avoir encaissé le poids des constructions. Il n’est donc pas surprenant que l’affaissement soit plus grave dans certaines zones.

Selon les responsables de l’étude, l’urbanisation de la ville, mais également le drainage et le pompage des eaux souterraines pourraient aggraver le problème. L’étude permet également de démontrer que tout nouveau bâtiment en bord de mer peut contribuer au risque d’inondation futur. Les chercheurs estiment cependant que le problème est caractéristique des villes côtières en expansion. Il s’agit donc d’un défi à l’échelle globale.