Neuralink va implanter une puce cérébrale sur un deuxième humain

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Agrandir / Elon Musk montre la dernière version des implants de son entreprise. Crédits : Neuralink

La société Neuralink a obtenu le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour implanter l’une de ses puces révolutionnaires dans le cerveau d’un deuxième patient malgré les problèmes rencontrés avec le premier.

Fusionner le cerveau humain avec l’intelligence artificielle

Fondée par le célèbre entrepreneur Elon Musk, Neuralink a rapidement attiré l’attention du public avec ses ambitions audacieuses dans le domaine de la neurotechnologie. La société vise à développer une interface cerveau-ordinateur révolutionnaire capable de fusionner le cerveau humain avec l’intelligence artificielle pour ouvrir la voie à de nouvelles possibilités dans le domaine médical et technologique. Pour ce faire, la société développe des puces cérébrales ultra-minces équipées de milliers d’électrodes capables de lire et de décoder les signaux neuronaux avec une précision exceptionnelle.

La technologie de Neuralink ouvre la porte à une multitude d’applications potentielles, allant de la restauration de la fonction motrice chez les personnes handicapées à l’amélioration des performances cognitives chez les individus en bonne santé. Par exemple, la capacité de contrôler des prothèses robotiques par la pensée ouvre des perspectives révolutionnaires pour les personnes atteintes de paralysie ou d’autres troubles neurologiques. Cependant, Neuralink a récemment fait face à des défis majeurs dans le développement de sa technologie.

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Un implant Neuralink. Crédits : Neuralink

Une expérience mitigée pour le premier patient de Neuralink

Selon un rapport du Wall Street Journal, le premier patient à avoir reçu une puce cérébrale de Neuralink, un Texan de 29 ans paralysé depuis un accident de plongée survenu il y a huit ans, a rencontré des problèmes, avec seulement 15 % des fils porteurs d’électrodes implantés dans son cerveau continuant de fonctionner correctement. Les 85 % de fils restants ont en effet été déplacés et un important nombre ne recevait que peu ou pas de signaux, ce qui a nécessité l’arrêt de leur utilisation.

Malgré ces revers, Neuralink ne perd pas espoir. La société a rapidement réagi en ajustant l’algorithme utilisé pour décoder les signaux neuronaux, compenser ainsi la perte de données des électrodes et améliorer même les performances dans certaines mesures. Cependant, le premier patient, Noland Arbaugh, a décrit son expérience comme un véritable parcours du combattant, oscillant entre des niveaux d’espoir et de désespoir. Malgré tout, l’homme est aujourd’hui conscient que son expérience bénéficiera à d’autres patients.

Alors que Neuralink se prépare à implanter chirurgicalement sa puce chez un deuxième participant à l’essai, la société cherche donc à éviter les problèmes rencontrés avec le premier patient en implantant les fils plus profondément dans le tissu cérébral. Cette approche, approuvée par la Food and Drug Administration, vise à minimiser leur déplacement et à améliorer la stabilité de l’interface cerveau-ordinateur.

En somme, bien que Neuralink soit confronté à des défis techniques significatifs, son engagement envers le développement d’une interface cerveau-ordinateur révolutionnaire reste intact. Alors que la société continue d’explorer les frontières de la neurotechnologie, ses avancées promettent de transformer radicalement notre compréhension du cerveau humain et ouvrent la voie à un avenir où les capacités de l’esprit humain seront véritablement décuplées.