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Pourquoi vous devriez éviter de recharger votre téléphone durant la nuit

Crédits : César / Flickr

Nous sommes sûrement nombreux à effectuer ce geste à la fois très mauvais pour la planète et pour nos finances. Éviter de laisser son smartphone branché durant toute la nuit serait pourtant la chose à faire.

Selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (Ademe), l’informatique en France représente 14 % des factures d’électricité alors que l’éclairage seulement 12 %. Il s’agit d’une nouvelle tendance et cette augmentation traduit à la fois une multiplication des ordinateurs, portables et autres tablettes, mais est également signe d’un gaspillage certain.

De nombreux objets doivent être chargés chaque jour et même parfois plusieurs fois par jour. Cependant, un nombre non négligeable d’utilisateurs rechargent leurs appareils durant la nuit pour plus de simplicité. Alors que seulement deux heures sont suffisantes pour recharger un appareil en moyenne, celui-ci reste souvent branché environ huit heures.

Malheureusement, il s’agit là d’un gaspillage qui en veut autant à votre argent qu’à l’environnement ! De plus, votre batterie s’usera plus rapidement.

« Même quand le téléphone est chargé à 100 %, le transformateur qui se trouve sur la prise, lui, absorbe de l’électricité en permanence. », indique Florence Clément, chargée de l’information pour l’Ademe.

Ainsi en moyenne, chaque français perdrait environ 70 euros chaque année simplement à cause de ce manque de vigilance, un total qui se porte à 2 milliards d’euros pour l’ensemble du pays. L’Ademe indique également cette perte d’énergie correspond à celle produite par deux centrales nucléaires.

« Le geste d’éteindre la lumière quand on sort d’une pièce est aujourd’hui un réflexe pour des millions de Français, mais nous avons perdu en revanche l’habitude d’éteindre nos appareils électroniques », conclut Florence Clément.

Pouvez-vous imaginer que deux centrales nucléaires de notre pays tournent à plein régime simplement pour produire une énergie que nous perdons de cette façon ?

Sources : Presse CitronLe Temps