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La NASA travaille sur un nano-vaisseau qui se déplacerait à 1/5 de la vitesse de la lumière

Crédits : Pixabay

En avril dernier, une équipe de scientifiques impliquant Stephen Hawking annonçait un nouveau projet ahurissant pour explorer l’espace interstellaire en utilisant des lasers pour propulser une nanosonde de la taille d’un timbre-poste vers Alpha Centauri, le système le plus proche de notre étoile. Si l’on pouvait propulser cette nanosonde à 20 % de la vitesse de la lumière, il faudrait alors 20 ans à ce petit engin pour atteindre sa cible. Mais comment survivre autant d’années dans un espace aussi hostile ?

Le problème, disent les chercheurs en charge du Breakthrough Starshot project, serait le rayonnement cosmique. Tout comme les rayonnements de haute énergie infligeraient d’horribles sévices aux astronautes, les rayonnements causeraient également de sérieux dégâts dans la couche de dioxyde de silicium d’une puce de nanovaisseau spatial, ce qui signifie que les composants électroniques cesseraient d’être fonctionnels bien avant d’atteindre Alpha du Centaure.

Alors quelle est la solution ? Comme l’équipe le souligne, vous pourriez contourner le problème du rayonnement en choisissant un itinéraire à travers l’espace qui minimise l’exposition au rayonnement cosmique. Mais vous allongeriez alors considérablement la longueur du voyage, sachant qu’une quantité minimale de rayonnement suffirait à causer de sérieux dégâts à votre petit vaisseau. Une autre option consisterait à blinder les composants électroniques pour limiter les dommages, mais encore une fois, en ajoutant du poids et du volume à votre engin, vous ralentiriez considérablement la mission.

Mais il y aurait une troisième voie. Comme le suggèrent les chercheurs, vous pourriez concevoir une nanosonde capable de réparer automatiquement tous les dégâts d’irradiation. L’utilisation de transistors à nanofils pourrait permettre d’utiliser le courant électrique pour chauffer la puce contenue dans le nanovaisseau spatial, guérissant tout dommage subi par l’exposition aux rayonnements. L’idée suggère que la puce électronique serait éteinte durant le voyage le temps que le transistor puisse remédier à tous les défauts induits par les radiations. Une fois guérie, la puce pourrait donc à nouveau être fonctionnelle.

Veiller à ce que l’électronique reste fonctionnelle est, comme vous pouvez l’imaginer, un sacré casse-tête pour les scientifiques. Et quand bien même cette nanosonde pourrait se prémunir contre les rayonnements cosmiques, il lui faudrait également survivre à d’autres menaces, telles que les collisions cosmiques avec le gaz et la poussière flottant dans l’espace. Plus tôt cette année, l’équipe de chercheurs avait en effet estimé que les impacts avec la poussière, en particulier, pourraient être catastrophiques, ce qui implique un certain degré de protection supplémentaire nécessaire à la bonne tenue de la mission. Beaucoup de recherches seront donc fondamentales avant que cette mission étonnante ne devienne une réalité. Mais la science va tellement vite.

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