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La NASA annoncera lundi une “nouvelle découverte passionnante” sur la Lune

Capture vidéo Nasa

La NASA fera une annonce “passionnante à propos de la Lune” ce lundi 26 octobre. Bien qu’aucun détail n’ait été révélé, l’agence fait savoir que cette découverte aura une incidence sur le programme Artemis.

Que va nous annoncer la NASA ce lundi ? Pour le moment, il est impossible de le dire. Tout ce que nous savons, c’est que cette “nouvelle découverte passionnante” est l’oeuvre de l’Observatoire stratosphérique pour l’astronomie infrarouge (SOFIA). Il s’agit d’un télescope infrarouge aéroporté développé par la NASA et l’agence spatiale allemande dans les années 2000.

Concrètement, imaginez un avion porteur (Boeing 747 SP) modifié pour intégrer un télescope entre les ailes et l’empennage. Les vols d’observation sont effectués à une altitude comprise entre 12 000 et 13 000 mètres (au-dessus de la vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère) dans le but de permettre un maximum de “clarté” dans les images infrarouge.

Grâce à cette approche, les instruments de SOFIA ont déjà permis de nombreuses découvertes, telles que la première détection d’oxygène dans l’atmosphère martienne, la première détection d’une liaison moléculaire dans l’espace. Le télescope nous a également offert cette étonnante vue infrarouge du centre de notre propre galaxie, la Voie lactée (ci-dessous).

lune voie lactée
Crédits : NASA / SOFIA / JPL-Caltech / ESA / Herschel

Une incidence sur le programme Artemis

Cette fois, l’Observatoire s’est tourné beaucoup plus près de chez lui. Cette “nouvelle découverte contribue aux efforts de la NASA pour en savoir plus sur la Lune à l’appui de l’exploration de l’espace lointain“, a déclaré l’agence.

Les participants à la conférence de presse comprennent Naseem Rangwala du centre de recherche Ames de la NASA, scientifique du projet pour la mission SOFIA, et Jacob Bleacher, scientifique en chef de l’exploration pour la direction de la mission d’exploration et d’exploitation humaine de la NASA.

Nous en saurons plus lundi, mais la NASA souligne clairement que cette annonce aura une incidence sur le programme Artemis qui prévoit de renvoyer des humains sur la Lune en 2024. On rappelle également qu’il ne s’agit plus ici d’un “one shot”, mais bien de s’inscrire durablement sur notre satellite.

Dans cet esprit, Jim Bridenstine, l’administrateur de la NASA, annonçait en mai dernier la mise en place des Accords Artemis. Le but est ici de garantir un avenir “sûr, prospère et pacifique” dans l’espace. Pour l’heure, seuls huit pays ont signé ces accords. D’une part, il y a le Japon qui souhaite poursuivre son engagement dans l’exploration lunaire. Il y a également le Luxembourg qui dispose d’une législation spécifique permettant l’exploitation minière spatiale. Les Émirats arabes unis et l’Australie qui tentent tous deux activement d’établir des liens de collaboration avec l’industrie spatiale au sens large ont également saisi leur chance. Les trois derniers territoires adhérents sont l’Italie, le Royaume-Uni et le Canada.