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Un nano-drone inspiré par les cigales pour équiper l’armée américaine

Crédits : Naval Research Laboratory

Voici la « cicada » ou « cigale », un drone qui tient entièrement dans la paume de la main, développé par l’armée américaine en s’inspirant du profil de la cigale. Ce nano-drone devrait être envoyé à des fins de renseignement et d’espionnage.

C’est en s’inspirant de la famille des cigales, ou cicadae, que l’US Naval Laboratory a développé et présenté son nouveau modèle de drone. Ces insectes se caractérisent par une longue vie souterraine, où ils peuvent rester tapis jusqu’à 17 ans, avant de muer et prendre leur envol par essaim pour se reproduire, et mourir.

« Nous nous sommes dits, pourquoi ne pas concevoir des engins volants qui auraient un profil similaire : être tellement nombreux, que l’ennemi ne pourrait pas tous les attraper », a déclaré Aaron Kahn, chercheur au laboratoire de la Marine américaine qui a conçu l’engin. Celui-ci est toujours au stade de prototype même s’il a déjà été testé en vol à de nombreuses reprises.

Larguée depuis un avion, ou un drone, la « cigale » est une petite aile sans moteur capable de planer, ou plutôt de chuter de manière maîtrisée, en se dirigeant pendant des kilomètres jusqu’à son objectif puisqu’il est équipé d’un gyroscope et d’un GPS. Ce drone est capable d’atteindre la vitesse de 74 km/h.

Sa mission principale concerne le renseignement. Il devra transmettre à ses utilisateurs les informations du capteur qu’il transporte, grâce à une puce de téléphone portable. L’utilisation la plus opérationnelle pour l’instant est la collecte d’informations météo. « Il y a un gros besoin d’informations précises sur les masses d’air que les capteurs au sol ne peuvent pas forcément déceler », explique Aaron Kahn.

L’avantage de ce type de drone est sa petite taille, qui le rend quasiment invisible en vol, et déployé en nombre, il paraît très difficile pour les défenses antiaériennes de les neutraliser. Les chercheurs prévoient d’y intégrer des capteurs par exemple des senseurs acoustiques qui permettraient de signaler les vibrations liées au passage de véhicules une fois l’engin posé au sol, à proximité d’une route. Ils pourraient aussi acheminer des doses de vaccins pour des soldats isolés et en danger.

Son coût de fabrication revient à 1.000 dollars, mais ses concepteurs comptent le réduire à 250 dollars. C’est à l’occasion du DoD Lab Day, le 14 mai dernier, une manifestation organisée par le Pentagone visant à montrer les avancées scientifiques des laboratoires des forces américaines, qu’a été présenté la « cicada ».

Sources : opex, AFP

– Illustration : Naval Research Laboratory