Une mystérieuse pluie de poissons annuelle dans une ville du Honduras

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Crédits : Afhunta / iStock

Chaque année, la petite ville de Yoro (Honduras) est balayée et arrosée par une tempête d’ampleur. Une fois la tempête passée, les rues sont couvertes de nombreux poissons encore vivants. Selon les habitants, ce phénomène se produirait depuis le début du XIXe siècle.

Une « Fête de la Pluie de Poissons »

Yoro est une petite ville du centre du Honduras où vivent environ 65 000 habitants. Cette municipalité comprend 19 villages et 411 hameaux qui attendent chaque année au mois de mai (ou juin) un rendez-vous très particulier. En effet, une importante tempête traverse la zone avec de très fortes pluies, laissant ensuite place à une scène étonnante. Après le passage de la tempête, les rues sont en effet jonchées de nombreux poissons encore en vie.

Ce phénomène baptisé « luvia de peces » (ou pluie de poissons) existerait à Yoro depuis les années 1800. Citée dans un article du National Geographic le 8 mai 2024, la ville a créé la Fête de la Pluie de Poissons pour célébrer l’évènement chaque année. Par ailleurs, un évènement assez similaire a été rapporté il y a peu à Yasuj, une ville de taille moyenne située en Iran. La population locale a en effet rapporté des chutes de poissons qui semblent provenir du ciel.

L’origine du phénomène encore incertaine

Selon le magazine, les poissons d’eau douce présents chaque année à Yoro ne tomberaient pas du ciel. Aveugles, ils seraient poussés à quitter les souterrains durant les fortes pluies. Par ailleurs, si les témoignages sont nombreux, la documentation photographique est quasi inexistante puisqu’il est question de tempêtes très puissantes. Finalement, les seules preuves du phénomène sont les poissons eux-mêmes.

Cependant, il faut également savoir qu’il s’agit ici seulement d’une hypothèse que plusieurs théories contredisent. Certains médias soutiennent par exemple l’existence de trombes marines qui aspirent les poissons avant de les transporter d’un point A à un point B. Néanmoins, il est assez difficile de connaître la véritable raison du phénomène dans la mesure où jusqu’à aujourd’hui, aucune étude sérieuse n’a été menée sur le sujet.

En revanche, un détail non négligeable pourrait logiquement donner raison au National Geographic. En effet, les habitants de Yoro soulignent qu’après la tempête annuelle, les poissons ne se retrouvent jamais sur le toit des maisons ou encore sur celui des voitures garées à l’extérieur. Autrement dit, les poissons proviendraient bien des sous-sols, comme l’expliquait la météorologue Mar Gómez dans une publication sur X en 2023 (voir ci-dessous).