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Le mystère des quipus utilisés par les Incas enfin élucidé ?

Crédits : Wikimedia Commons

Les quipus, ce système d’écriture mis au point par les Incas utilisant une succession de nœuds le long d’une cordelette, pourrait enfin révéler tous ses mystères après la découverte d’une trentaine d’entre eux au Pérou.

Sur le site d’Incahuasi dans la vallée de Canete, à 160 km sud de Lima au Pérou, des archéologues ont découvert pour la première fois vingt-neuf quipus dans un entrepôt de stockage de produits agricoles d’une cité datant du 15e siècle. Cet entrepôt était utilisé pour stocker les denrées alimentaires telles que l’arachide, les piments, les haricots ou encore le maïs. Si beaucoup de quipus sont aujourd’hui en la possession de musées ou de collectionneurs, la découverte de ces cordes nouées sur le lieu où elles étaient exploitées va permettre aux spécialistes de déchiffrer cet étonnant système de communication.

Les chercheurs ont longtemps eu une compréhension de base du système numérique incorporé dans les quipus, les nœuds représentant des nombres et la relation entre les nœuds et les chaînes représentant des opérations mathématiques, comme l’addition et la soustraction. « Ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte pour enregistrer les quantités d’arachides, de piments, d’haricots et de maïs qui entraient et sortaient de la cité », commente l’archéologue Alejandro Chu.

Crédits : Flickr / lynn Dombrowski

Maintenant, les chercheurs espèrent qu’en étudiant les quipus et en les comparant avec les autres dans une grande base de données, ils pourront trouver la couleur correspondante à chaque denrée alimentaire. « Nous pouvons voir comment le quipu de piment diffère du quipu d’arachide et de celui du maïs en termes de leur couleur et d’autres caractéristiques et nous pouvons construire une sorte de signe vocabulaire de la façon dont ils ont signifié telle ou telle chose dans leur monde » conclut Gary Urton, chercheur du département d’études précolombiennes de l’Institut Dumbarton Oaks de l’université d’Harvard (Cambridge, Massachusetts).

Sources : AraScience et Avenir