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Une carte des mouvements de 1 400 galaxies situées dans le voisinage de la Voie lactée

Crédits : R. Brent Tully

Une équipe d’astronomes du Maryland, d’Hawaï, d’Israël et de France partage aujourd’hui la carte la plus détaillée des orbites des galaxies de notre voisinage local, montrant les mouvements passés de près de 1 400 galaxies situées dans un rayon de 100 millions d’années-lumière.

Imaginez : reconstruire les orbites suivies de 1 400 galaxies, de 13 milliards d’années dans le passé à nos jours. Le principal attracteur gravitationnel dans cette zone cartographiée n’est autre que l’amas de la Vierge, avec ses 600 trillions de fois la masse du Soleil, situé à 50 millions d’années-lumière de notre planète. Cet amas est au centre du superamas de la Vierge (ou superamas local) dont fait partie le Groupe local où se trouve notre Galaxie. Plus d’un millier de galaxies sont déjà tombées dans ses filets (entre 1 300 et 2 000). Dans quelques milliards d’années, toutes les galaxies qui se trouvent actuellement dans un rayon de 40 millions d’années-lumière de l’amas seront également capturées. Notre galaxie, la Voie lactée, se trouve juste en dehors de cette zone de capture.

« Pour la première fois, nous ne visualisons pas seulement la structure détaillée de notre superamas local de galaxies, mais nous voyons comment la structure s’est développée au cours de l’histoire de l’Univers », explique le coauteur de l’étude Brent Tully, de l’Institut d’astronomie de l’Université d’Hawaii. « Et ces événements de fusion dramatiques ne sont qu’une partie d’un plus grand spectacle« .

Groupes et amas de galaxies, comme celui de la Vierge dans lequel nous sommes, ont tendance à se regrouper pour former ce que l’on appelle des superamas, des ensembles gigantesques atteignant une taille de centaines de millions d’années-lumière et contenant plusieurs dizaines de groupes et d’amas. Le Groupe local, où loge la Voie lactée, est ainsi membre du superamas local, aussi appelé le superamas de la Vierge, d’un diamètre de 100 millions d’années-lumière. On peut encore citer le superamas de l’Hydre-Centaure à 200 millions d’années-lumière ou le superamas de Shapley, qui se trouve à 500 millions d’années-lumière et dans la direction duquel le Groupe local dérive.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans The Astrophysical Journal.

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