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Mission lunaire Artemis 1 : derniers préparatifs avant le lancement

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Crédits : Frank Michaux/NASA

Le lanceur géant SLS de la mission Artemis 1, qui prévoit d’envoyer une capsule Orion faire le tour de la Lune, devrait faire sa « répétition générale humide » sur la rampe de lancement en février. En cas de succès, la mission pourrait être lancée dès le mois de mars prochain.

Le premier volet de l’ambitieux programme Artemis de la NASA, qui vise à reposer les pieds sur la Lune pour la première depuis la fin de l’ère Apollo, se concrétise peu à peu. Depuis plusieurs mois, le nouveau cheval de bataille de l’agence, un nouveau lanceur super-lourd nommé Space Launch System (ou SLS), subit une série de tests pour s’assurer que toutes les pièces puissent supporter les contraintes de vol.

Plus récemment, ce mardi 11 janvier, le bras d’accès au vaisseau spatial Orion a été à la fois rétracté et étendu pour s’assurer qu’il fonctionne correctement. À terme, ce bras sera destiné à fournir un accès sûr aux astronautes à la fusée SLS pendant les missions. Il sert également aux techniciens lors des opérations d’assemblage et de test dans le bâtiment d’assemblage de véhicules (VAB) du centre spatial Kennedy, en Floride.

Concernant la fusée SLS, la NASA vient de clôturer une série d’essais techniques sur l’étage central de la fusée qui se trouve également à l’intérieur du VAB. La première tâche consistait à remplacer et à tester l’un des quatre contrôleurs de moteur RS-25. L’équipe s’est ensuite assuré que les ordinateurs de vol, les contrôleurs de moteur et les systèmes d’étage de base communiquent et fonctionnent correctement. Enfin, les techniciens ont simulé les différents mouvements des moteurs susceptibles de s’opérer pendant le vol.

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La fusée SLS entièrement assemblée. Crédits : NASA

Répétition générale humide

Désormais, la NASA prévoit de faire un second test de compte à rebours. L’objectif sera de s’assurer SLS et le vaisseau Orion répondent comme prévu.

Finalement, le vaisseau coiffé sur son booster se dirigeront vers la rampe de lancement en février. Dès lors, un test final de prélancement, connu sous le nom de répétition générale humide, sera opéré. Au cours de celui-ci, les propulseurs seront remplis d’hydrogène liquide et d’oxygène liquide refroidis à des températures ultra-basses. Les ingénieurs contrôleront alors la phase de remplissage du carburant avant de le drainer.

Si tout se passe comme prévu, le lancement de la mission devrait pouvoir s’opérer en mars ou avril prochain. Tout dépendra néanmoins de la météo. Ce vol visera alors simplement à tester la sécurité du véhicule Orion. Au cours de la mission Artemis-2, un équipage de quatre personnes fera ensuite un voyage similaire autour de la Lune. Enfin, la NASA espère pouvoir ramener des astronautes sur la surface lunaire dans le cadre de la mission Artemis 3 qui devrait avoir lieu après 2025.

Brice Louvet

Rédigé par Brice Louvet

Brice est un journaliste passionné de sciences. Ses domaines favoris : l'espace et la paléontologie. Il collabore avec Sciencepost depuis près d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.