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La mission lunaire Artemis 1 autorisée pour son lancement lundi prochain

Crédits : NASA/Joel Kowsky

La NASA vient de le confirmer : la première mission Artemis de la NASA sur la Lune sera bien lancée le lundi 29 août prochain. Au cours de ce vol, une capsule Orion propulsée par l’énorme fusée américaine SLS s’envolera pour la Lune, préparant ainsi le retour des humains sur notre satellite.

Ceux qui n’ont pu apprécier les missions habitées sur la Lune dans les années 60 et 70 auront la chance de pouvoir vivre de tels moments au cours de la décennie. On ne s’en rend pas encore bien compte, mais les humains retournent bel et bien sur le sol lunaire. Nous n’aurons pas la chance de pouvoir vivre les « premiers pas », certes, mais les technologies numériques actuelles nous permettront de suivre ces prochains événements avec beaucoup plus de clarté. Ainsi, l’expérience promet d’être unique.

Cependant, avant d’en arriver là, la NASA va devoir cocher quelques cases. Artemis 1, la première mission de cet incroyable programme, visera principalement à s’assurer que les deux véhicules impliqués dans ce projet (la fusée SLS et la capsule Orion) fonctionnent comme prévu dans l’espace.

« Go for launch »

Nous savions que plusieurs fenêtres de lancement seraient ouvertes au cours de ces prochaines semaines. Finalement, la première sera la bonne. L’agence spatiale a en effet autorisé ce lundi le lancement de sa mission Artemis 1 pour le 29 août prochain. Une fenêtre de deux heures sera ouverte dès 14 h 33, heure française.

La mission décollera du Pad 36B au Kennedy Space Center en Floride. La capsule rejoindra l’orbite lunaire en une semaine environ, puis restera sur place pendant un mois, le temps de compléter deux tours sur une orbite rétrograde. Orion reviendra ensuite sur Terre pour amerrir dans le Pacifique le 10 octobre. Au cours de ce marathon de plus de quarante jours, les ingénieurs de la NASA effectueront de nombreux tests.

Orion embarquera également un mannequin et des torses humanoïdes recouverts de capteurs pour mesurer les effets des vibrations et du rayonnement spatial sur le corps humain. Une dizaine de petits satellites, dont un propulsé par une voile solaire, seront aussi déployés depuis la fusée pendant le vol pour tester les nouvelles technologies d’exploration.

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Les différentes étapes de la mission Artemis 1. Crédits : NASA
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Une illustration de la capsule Orion. Crédits : ESA

Tout cela, bien sûr, en supposant que tout se passe comme prévu, ce qui n’est pas garanti. « Il s’agit du premier vol d’une nouvelle fusée et d’un nouveau vaisseau spatial« , a rappelé ce lundi aux journalistes Mike Sarafin, le responsable de la mission Artemis 1 de la NASA. « Nous faisons quelque chose d’incroyablement difficile à faire et qui comporte des risques« .

Les responsables de la mission ont d’ailleurs annoncé lundi leur intention de pousser durement le vaisseau spatial Orion dans ses retranchements, au-delà des paramètres fixés par l’agence pour les vols en équipage, afin de s’assurer qu’il soit prêt pour les futures missions habitées.