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Analyses d’exoplanètes : feu vert pour la mission Ariel de l’ESA

Crédits : ESA / ATG medialab

L’ESA vient officiellement d’adopter sa très attendue mission Ariel qui vise à sonder l’atmosphère d’un millier d’exoplanètes. Le lancement est prévu en 2029 depuis la Guyane.

On dénombre à ce jour plus de 4 000 exoplanètes dans notre carnet d’adresses cosmiques. Ce que les astronomes aimeraient dorénavant, c’est étudier quelques-uns de ces mondes plus en profondeur. C’est ainsi que l’Agence spatiale européenne (ESA) a lancé le 18 décembre dernier sa mission CHEOPS (CHaracterising ExOPlanet Satellite). Son objectif est de caractériser plusieurs de ces planètes. Autrement dit, il s’agira d’estimer le diamètre précis, la masse et la densité de ces objets en transit.

La mission Ariel

L’ESA prévoit également une autre mission, baptisée Ariel (Atmospheric Remote-Sensing Infrared Exoplanet Large-survey). Son objectif sera cette fois de sonder l’atmosphère d’un millier d’exoplanètes connues pour déterminer précisément leurs profils thermiques et leurs compositions chimiques.

Sélectionnée en 2018 dans le cadre du programme “Cosmic Vision” de l’ESA, Ariel vient d’être formellement acceptée par le Comité du programme scientifique de l’agence le 12 novembre dernier au terme des phases d’étude.

Côté technique, Ariel se composera essentiellement d’un télescope de 1,1 mètre qui fonctionnera aux longueurs d’onde visibles et infrarouges. À bord, des spectromètres se chargeront d’analyser les atmosphères des planètes cibles (des super-Terres et des géantes gazeuses très chaudes) au moment où elles passeront devant ou derrière leur étoile hôte.

Ces instruments aideront également les scientifiques à rechercher des indicateurs de la vie, comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane, ainsi qu’à détecter les variations saisonnières de ces atmosphères. Notez que l’équipe française de l’ESA, composée du CNES, du CEA et du CNRS, doit prendre en charge la conception, la réalisation et la livraison de l’un de ces spectromètres (AIRS).

Lancement prévu en 2029

Pour l’heure, on ignore encore qui se chargera de développer la sonde. Le choix du principal industriel doit normalement se faire courant 2021. Prévue pour être lancée en 2029 au sommet d’une fusée Ariane 6 depuis Kourou, en Guyane française, la mission Ariel doit se placer en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre (au point Lagrange 2), à l’opposé du Soleil.

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Illustration de la sonde Ariel en orbite autour de la Terre. Crédits : ESA

Notez que l’ESA prévoit également de lancer en 2026 une autre mission nommée PLATO (acronyme de PLAnetary Transits and Oscillations of stars). Il s’agit d’un observatoire spatial dont l’un des principaux objectifs sera cette fois la découverte et la caractérisation d’exoplanètes de type terrestre autour d’étoiles proches.

Enfin, rappelons que la NASA prévoit toujours de lancer son très attendu James Webb Telescope en octobre prochain. Lui aussi sera capable de mesurer la composition d’atmosphères d’exoplanètes proches, permettant ainsi d’estimer leur degré d’habitabilité.