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La misogynie, signe de problème de santé mentale ?

Crédits : Pixabay

Ce trait de caractère relatif au mépris et à l’hostilité envers les femmes pourrait traduire un souci mental chez les hommes les plus atteints, selon une étude. Ces derniers seraient d’ailleurs réfractaires à l’idée d’obtenir de l’aide pour atténuer ce problème, ce qui n’est finalement pas si étonnant.

La plupart des hommes seraient-ils « fous » ? N’allons pas aussi loin, mais force est de constater que les inégalités hommes/femmes ainsi que les comportements sexistes comme le harcèlement envers ces dames perdurent dans nos sociétés.

Les hommes qui manifesteraient ouvertement leur machisme seraient donc psychologiquement faibles, selon une étude de l’université américaine de Bloomington (état de l’Indiana) publiée le 21 novembre 2016 par l’American Psychological Association.

L’étude, qui est en réalité une méta-analyse de 78 recherches impliquant au total 19.453 volontaires, avait pour but de savoir si les hommes avaient tendance à se conformer à des « normes masculines ». Les chercheurs se sont aidés d’une échelle nommée Conformity to Masculine Norms Inventory-94 (CMNI).

Selon cette échelle, les normes qui décrivent un comportement spécialement masculin sont entre autres : le besoin de contrôle de ses propres émotions, le désir de gagner, la domination, la violence, le pouvoir sur la gent féminine, le mépris de l’homosexualité ou encore les comportements de « play-boy ». Les chercheurs ont évalué la santé mentale de leur sujet en prenant en compte trois différentes dimensions, à savoir une santé mentale négative (ex : dépression), positive (ex : satisfaction de soi-même) ainsi que la volonté ou non de se faire aider psychologiquement (ou du moins obtenir des conseils).

Les résultats indiquent que les hommes se voyant comme dominateurs et « Casanovas » auraient une moins bonne santé mentale que les autres. En effet, l’étude indique que le fait que certains hommes qui se conforment à des règles strictement masculines est lié à un mauvais fonctionnement social, ce qui augmenterait d’ailleurs leur réticence à changer. En revanche, les hommes qui font passer leur travail avant le reste n’ont apparemment aucun problème.

Joel Wong, principal meneur de l’étude, indique qu’en général « les individus qui se conforment fortement aux normes masculines ont tendance à avoir une mauvaise santé mentale et des attitudes moins favorables à la recherche d’aide psychologique. »

Pour conclure, les hommes misogynes ne nuiraient pas seulement aux femmes, mais également à eux-mêmes.

Sources : American Psychological AssociationFutura Sciences