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Ce minuscule objet purifie l’eau à 99,999% de ses bactéries

Crédits : Jin Xie/Stanford University

Pour contribuer à répondre aux problématiques d’accès à l’eau potable qui touchent de nombreuses régions du monde, des ingénieurs américains ont mis au point un minuscule dispositif qui permet de purifier quasiment totalement l’eau, et la rendre ainsi potable.

L’eau est notre bien le plus précieux, mais encore aujourd’hui, c’est une immense part de la population mondiale qui peine à avoir accès à l’eau potable, à hauteur de 2,8 milliards de personnes, alors que le monde compte plus de 7 milliards de personnes. Nombreuses sont les idées qui tendent à rendre cet accès à l’eau potable plus aisé dans les régions du monde les plus touchées, comme le dispositif DrinkPure, ou encore ces tours de bambou qui transforment l’air en eau potable. Un nouveau dispositif fait actuellement parler de lui.

Développé par des ingénieurs du SLAC National Laboratory de l’Université de Stanford, il s’agit un minuscule objet, « un rectangle de verre noir » dont la taille est d’environ la moitié de celle d’un timbre postal. Cet objet purifie l’eau en tuant 99,999% des bactéries qui y sont présentes, et ce en seulement 20 minutes, une solide alternative à l’ébullition ou à la « méthode UV », qui nécessite 48 heures et ne tue pas toutes les bactéries. Pour cela, il suffit de verser le petit objet dans l’eau à purifier et de le laisser au Soleil. Celui-ci permettra la formation de peroxyde d’hydrogène et autres composés désinfectants. Une fois les bactéries éliminées, ceux-ci se dissipent d’eux-mêmes.

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Crédits : C. Liu et al., Nature Nanotechnology

Ce petit objet, semblable à une empreinte digitale avec son labyrinthe de petites lignes, et est fait d’une couche de disulfure de molybdène, mesurant seulement quelques atomes d’épaisseur. Lorsqu’il est frappé par la lumière du soleil, le disulfure de molybdène émet des électrons, lesquels initient plusieurs réactions chimiques. La couche de cuivre agit comme catalyseur pour la production de peroxyde d’hydrogène, peut-on lire dans un communiqué publié par l’Université de Stanford (Etats Unis).

De nouvelles étapes de recherche et de développement seront toutefois nécessaires, puisque comme l’expliquent les ingénieurs dans leur étude publiée dans la revue Nature Nanotechnology, le dispositif n’a pour le moment été testé que sur de petites quantités d’eau, ne contenant pas toutes les bactéries que l’on pourrait trouver dans la nature.

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