in

Bientôt une île artificielle pour alimenter des millions d’européens en énergie verte !

Dans le nord de l’Europe, un projet d’île artificielle a été proposé par deux entreprises du continent. Le but ? Fournir une énergie propre à environ 80 millions de personnes.

En janvier 2017, la société Energinet (Danemark) et le groupe TenneT (Pays-Bas et Allemagne) ont communiqué à propos de la construction d’une île artificielle d’une surface de six kilomètres carrés en mer du Nord. Celle-ci n’est autre qu’une énorme unité de production d’énergie renouvelable.

(Crédit image : Energinet)

Cette île sera prévue pour être équipée de nombreux panneaux solaires et encerclée par près de 7000 éoliennes. Les entreprises impliquées dans ce projet veulent installer la fameuse île sur le Dogger Bank qui n’est autre qu’un grand banc de sable de 17 600 km² (profondeur moyenne : 20 mètres) situé dans une région peu profonde à environ 100 km à l’est des côtes britanniques.

Localisation du Dogger Bank
(Crédit image : Domaine public)

La société Energinet estime que l’île artificielle sera en capacité de fournir de l’électricité verte pour 80 millions d’Européens et sera connectée aux réseaux de six pays différents : la Grande-Bretagne, le Danemark, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas ainsi que la Norvège.

Mel Kroon, le directeur général de TenneT, indique que « ce projet peut apporter une contribution significative à l’offre d’électricité renouvelable en Europe du Nord », des propos recueillis par le quotidien britannique The Independant.

Alors que le projet est prévu pour être achevé à l’horizon 2050, le quotidien danois Copenhagen Post a déclaré que les fondations de cette île artificielle devraient coûter 1,2 milliard d’euros sans inclure les dépenses liées à l’installation des panneaux solaires et des éoliennes. Rien n’est pourtant fait puisque les états concernés doivent chacun donner leur accord. De leur côté, TenneT et Energinet tentent actuellement de trouver des partenaires économiques.

« Les éoliennes marines se sont montrées de plus en plus compétitives ces dernières années et il est important pour nous d’aller plus loin dans la réduction de leur coût de raccordement et d’interconnexion au réseau de distribution », estime avec optimisme Peder Østermark Andreasen, le PDG d’Energinet.

Sources : We DemainL’Usine Nouvelle