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Messier 55 : des dizaines de milliers d’étoiles serrées les unes contre les autres

Crédits : ESO/J. Emerson/VISTA

Près de 270 ans après sa découverte, l’amas globulaire Messier 55 continue de fasciner les astronomes professionnels et amateurs. Facilement reconnaissable dans le ciel nocturne, l’objet deux fois plus âgé que notre Soleil permet d’en apprendre davantage sur les toutes premières populations d’étoiles, certaines vieilles de plus de dix milliards d’années.

Découvert en 1752 par l’Abbé Nicolas Louis de la Caille, M55 est un amas globulaire d’environ 110 années-lumière de diamètre, situé dans la constellation du Sagittaire, à 17 600 années-lumière de la Terre. En astronomie, un amas globulaire est un amas stellaire très dense, contenant typiquement une centaine de milliers d’étoiles distribuées dans une sphère dont la taille varie d’une vingtaine à quelques centaines d’années-lumière. Les étoiles qu’elles contiennent sont également parmi les plus anciennes de l’univers. C’est pourquoi les astronomes étudient de près ces objets, afin de comprendre comment les galaxies évoluent et les étoiles vieillissent.

Dans ces amas, les étoiles s’entassent sous l’effet de la gravité. Dans le cas de Messier 55 par exemple, environ cent mille étoiles sont entassées dans une sphère d’un diamètre correspondant environ à 25 fois la distance entre le Soleil et son plus proche système stellaire (Alpha du Centaure). Vous retrouverez cet amas dans la constellation du Sagittaire. Munissez-vous alors de votre télescope et repérez une boule opaque d’environ les deux tiers du diamètre de la Pleine Lune. Difficile à repérer du fait de la faible magnitude des étoiles de départ et de sa position basse sur l’horizon, vous pouvez néanmoins partir des deux étoiles du manche de la théière (Tau et Sigma) et prolonger ce segment de deux fois sa longueur vers le Sud-Est.

 

Messier 55. Crédits : IAU et Sky & Telescope magazine (Roger Sinnott et Rick Fienberg)

Plus révélateur, on vous propose de zoomer directement sur cet amas globulaire. Une vue d’ensemble rendue possible grâce à l’Observatoire Européen Austral (ESO) et ses trois sites d’observation répartis dans la région chilienne du désert d’Atacama. De quoi vous rendre compte :

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