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Îles Canaries : une « mer de brume » s’est formée dans la zone du volcan Cumbre Vieja

Après un repos d’une cinquantaine d’années, le volcan Cumbre Vieja, dans les îles Canaries, est entré en éruption depuis plus de deux mois. Il y a peu, l’édifice s’est retrouvé au cœur d’un phénomène encore jamais observé depuis le début de l’éruption. En effet, une « mer de brume » est apparue dans la zone du volcan.

En cause : les premières pluies

Le volcan Cumbre Vieja  se trouve dans le sud de l’île de La Palma, au sein de l’archipel des Canaries (Espagne). Culminant à 1 944 mètres, l’édifice est connu pour être susceptible de générer un important tsunami si sa partie occidentale glissait un jour dans l’océan. Après un repos de près de cinquante ans, le Cumbre Vieja est également entré en éruption le 19 septembre 2021 et cette éruption se poursuit encore aujourd’hui, au grand dam des habitants et des autorités locales.

Des coulées de lave ont déjà atteint la mer trois fois depuis le réveil du volcan. Environ 3 000 personnes été confinées en raison de risques en lien avec de potentielles émanations toxiques. En finissant leur course dans l’océan, les coulées ont effectivement généré d’imposants panaches de fumée blanche. Toutefois, L’Indépendant rapporte également dans un article du 22 novembre 2021 que de premières pluies ont fait leur apparition et ont généré un phénomène de « mer de brume ».

Un phénomène filmé par des drones

Le terme « mer de brume » caractérise donc la formation d’épaisses couches de brume dans la zone volcanique en raison des précipitations. Or, il faut savoir qu’en réalité, de nombreuses gouttes de pluie n’ont pas le temps de toucher terre. En effet, ces dernières s’évaporent dans les airs, surtout aux endroits où la lave est encore incandescente et donc où la température est la plus élevée. Le phénomène s’est produit le 19 novembre et a été immortalisé par des drones de l’Institut Géologique et minier d’Espagne (voir ci-dessous).

Si le phénomène n’avait pas encore été observé depuis le début de l’éruption, le danger se trouve ailleurs. Outre les potentielles émanations toxiques, le volcan a dévasté une partie de l’ouest de l’île de La Palma. Pas moins de 1 500 bâtiments ont été détruits, dont près de 1 100 habitations. Le système européen de mesures géospatiales Copernicus a également affirmé que la lave avait couvert une surface de 1 065 hectares. Le 22 novembre, l’aéroport Santa Cruz a suspendu ses activités et depuis quelques jours, les habitants doivent porter un masque FFP2 pour se protéger au mieux.