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La menace invisible qui plane sur nos littoraux

Crédits : RogerMosley / Pixabay

Les changements climatiques observés et à venir rendent les plages de la planète bien plus salées, ce qui pourrait bien conduire à des changements potentiellement importants pour les crabes, les oiseaux de mer et autres créatures qui peuplent les littoraux, selon une nouvelle étude.

Une équipe de scientifiques du New Jersey Institute of Technology (NJIT), aux États-Unis, affirme que la teneur en sel dans les eaux souterraines, en particulier celles qui alimentent le littoral des plages, est montée d’un cran au cours des dernières décennies, ce qui aurait été provoqué par leur évaporation trop élevée, comme le relève le quotidien britannique The Independent. Une étude qui a démarré lorsqu’ils ont observé, sur la marque de la marée haute d’une plage dans la baie du Delaware, aux États-Unis, un niveau de salinité deux fois supérieur à celui l’eau de mer et jusqu’à quatre fois plus élevé à certains endroits.

Selon eux, c’est l’évaporation qui est la principale raison derrière cette concentration accrue en sel et ils ont suggéré que cela pourrait s’intensifier en raison du changement climatique. « L’augmentation de la température ambiante et la baisse de l’humidité relative de l’air, notamment en cas de changement climatique, non seulement rendent les eaux souterraines plus salées, mais changent aussi la structure de leur distribution, surtout dans les zones côtières » ont-ils déclaré dans la revue Scientific Reports. Ce sont ensuite plus de 400 échantillons d’eaux souterraines qu’ils ont analysés en plusieurs endroits, lesquels ont confirmé leurs premiers résultats.

Ainsi, les écosystèmes locaux, composés principalement de mollusques, d’arthropodes et d’oiseaux marins, pourraient se dégrader progressivement. « Les animaux tels que les moules, les oiseaux marins et les crabes sont touchés par ces changements dans la salinité. Si les concentrations sont trop élevées ou trop basses, ils se déplacent loin » déclarent les scientifiques avant de prévenir : « Selon ce que nous avons appris, il est indispensable de repenser la stratégie de gérance des zones côtières, sinon une catastrophe écologique de taille serait inévitable.« 

Sources : theindependant, scientificreports