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La mémoire des enfants affectée par la pollution de l’air !

Crédit : iStock

Tous les matins, plus de douze millions d’élèves empruntent sur le chemin de l’école. Les petits écoliers citadins traversent des flots de polluants en provenance des pots d’échappement, des bâtiments et des usines alentour. Ces particules ont-elles une influence sur le système cérébral des enfants ? Une nouvelle étude vient nous en informer et ses résultats ne rassureront pas les parents. 

Les chercheurs de l’Institut pour la santé de Barcelone (isGlobal) ont lancé une étude expérimentale sur près de 1200 enfants pour observer les effets de la pollution sur leur développement cérébral. Publiée dans la revue scientifique Environmental Pollution, l’étude met malheureusement en avant une nette corrélation entre la baisse de la mémoire de travail chez les enfants et l’exposition aux polluants.

Les participants de l’étude âgés de sept à dix ans furent sélectionnés au sein de 39 établissements différents. Pendant un an, les chercheurs espagnols leur firent passer des tests de mémoire et d’attention. Pour mettre en lien les résultats obtenus avec la pollution, ils relevèrent au même moment le taux de deux polluants représentatifs : les particules fines inférieures à 2,5 microns (PM2, 5) et les oxydes d’azotes.

Crédit : flangostina/Pixabay

Les résultats obtenus démontrent bien un lien entre pollution et déficit mémoriel. Même si les oxydes d’azote sont mis hors de cause, les particules fines, notamment le carbone suie dégagé par les voitures diesel, semblent être responsables d’un ralentissement de la croissance de la mémoire de travail chez l’enfant : cette baisse serait de l’ordre de 4 à 5 % ! Cette dernière est une mémoire à court terme qui permet à l’enfant de vivre l’instant présent et en continu. Elle intervient donc directement dans les troubles de l’attention.

Les scientifiques ont aussi observé que les garçons étaient plus touchés que les filles sans pour l’instant en connaître la raison exacte. En attendant, marcher pour aller à l’école apporte des bénéfices palliant les effets négatifs provoqués par la pollution. Penser qu’emmener son enfant à l’école en voiture ou par le bus limitera son exposition aux polluants semble donc être une hérésie.

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