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Voici les meilleurs pays pour surmonter l’effondrement de notre civilisation

Crédits : kewl/Pixabay

Quels territoires seraient les mieux “armés” pour permettre de surmonter l’effondrement de notre civilisation ? Des chercheurs se sont posé la question. Ils retiennent cinq pays, mais l’un d’eux en particulier semble se détacher du reste.

De nombreuses civilisations se sont déjà effondrées, que ce soit à cause de la guerre, de conflits politiques internes ou de la surexploitation des ressources. On ignore encore si la société moderne suivra le même chemin, mais les menaces auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés nous obligent à penser au “monde d’après”.

Dans le cadre de nouvelles recherches, une équipe du Global Sustainability Institute s’est intéressée aux pays susceptibles d’être les plus résilients face aux menaces posées par le changement climatique, l’exploitation des ressources et la croissance démographique qui pourraient mener à la décomplexification de notre société.

Le terme “décomplexification” fait ici référence à la rupture progressive ou soudaine des multiples systèmes maintenant notre civilisation en place. Concrètement, les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés pourraient déclencher une réduction de la complexité (en substance, l’effondrement) de notre civilisation.

Nous évoluons en effet dans une société où tout est interconnecté et interdépendant. Aussi, tout déclin localisé se répercutera inévitablement et rapidement sur le reste monde. Imaginez alors le principe de mondialisation, mais à l’envers.

Cinq pays se détachent

Pour ces travaux, les chercheurs Nick King et Aled Jones ont examiné plusieurs facteurs, tels que les capacités d’autosuffisance (infrastructures énergétiques et de fabrication), de charge (terres disponibles pour l’agriculture arable et la population globale), ainsi que l’isolement (distance par rapport à d’autres grands centres de population).

Selon les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Sustainability, la Nouvelle-Zélande, l’Islande, le Royaume-Uni, l’Australie/Tasmanie et l’Irlande seraient les pays proposant les conditions les plus favorables au maintien de niveaux élevés de complexité sociétale, technologique et organisationnelle au sein de leurs frontières.

Mis à part le nord de l’Australie, ces territoires ont également des climats suffisamment tempérés pour qu’une augmentation de la température mondiale de 4 °C ne rende pas leurs étés insupportables. En outre, les océans environnants protègeraient également ces terres des précipitations extrêmes.

La Nouvelle-Zélande, “terre d’avenir”

Parmi ces cinq pays, la Nouvelle-Zélande s’est avérée avoir le plus grand potentiel pour former un “noeud de complexité persistante” en raison de sa faible population, de son potentiel géothermique et hydroélectrique élevé et de ses vastes étendues de terres agricoles. D’ailleurs, certains milliardaires de la Silicon Valley en sont visiblement déjà conscients.

À l’inverse, le Royaume-Uni est le moins bien classé des cinq pays, principalement en raison de sa forte densité de population et, du coup, de sa faible disponibilité de terres agricoles par habitant.

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Une maison paisible en Islande. Crédits : vpzotova/Pixabay

Cependant, les chercheurs soulignent que ces travaux ne visent pas à encourager les gens à déménager dans l’un de ces cinq pays survivants, mais à souligner les défauts de nos systèmes mondiaux interconnectés.

Des changements importants sont possibles dans les années et décennies à venir. L’impact du changement climatique, y compris l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des sécheresses et des inondations, des températures extrêmes et des mouvements de population accrus, pourrait dicter la gravité de ces changements“, peut-on lire dans un communiqué . “En plus de démontrer quels pays, selon nous, sont les mieux adaptés pour gérer un tel effondrement qui serait sans aucun doute une expérience profonde et bouleversante, notre étude vise à mettre en évidence des actions pour lutter contre les facteurs interdépendants du changement climatique, de la capacité agricole, de l’énergie domestique“.