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Le meilleur ami de l’homme ? L’oie cendrée bien sûr !

Crédits : Alexas_Fotos / Pixabay

Saviez-vous que dans le cas où un être humain s’occupe d’un oisillon de cette espèce, ce dernier le prendra pour son géniteur ? Un ornithologue français évoque cette relation spéciale que nous avons avec cet oiseau.

“C’est un oiseau avec lequel nous entretenons une relation ambiguë” indique Jean Philippe Siblet, directeur du service du patrimoine naturel au Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Paris, lors d’un entretien vidéo réalisé par Sciences et Avenir (visible en fin d’article).

L’oie cendrée (Anser anser) est chassée pour sa chair, et fait chaque année l’objet d’un combat fratricide en France entre les chasseurs et les militants écologistes, entre autres à propos de désaccords concernant les périodes de chasse légales. Et pourtant, Jean Philippe Siblet indique que cette espèce a été le sujet de nombreuses études, concernant notamment l’imprégnation (ou empreinte). En effet, l’oie cendrée a fait la preuve que si un humain s’occupe d’elle à la sortie de l’œuf, cette dernière le prendra pour son géniteur.

“C’est un oiseau qui nichait peu sur notre territoire, mais qui a fini par s’installer : les oies cendrées ont bénéficié de la création de grandes zones humides artificielles comme les grands réservoirs de Champagne créés pour réguler les crues de la Seine” explique l’ornithologue.

L’oie cendrée se reconnait facilement à son gros bec orange ainsi qu’à ses pattes palmées de la même couleur. Son plumage est à dominante gris-brun avec quelques reflets blancs sur le dessus. Généralement, sa taille avoisine les 90 cm, son envergure peut atteindre 180 cm tandis que son poids peut varier entre 2 et 4 kg.

L’oie cendrée est largement étudiée depuis plus d’un siècle. Le biologiste allemand Oskar August Heinroth (1871-1945) avait identifié le phénomène comportemental nommé empreinte, développé et vulgarisé ensuite par un autre biologiste allemand, Konrad Lorenz (1903-1989).

Voici l’entretien vidéo réalisé par Sciences et Avenir :

Sources : Sciences et AvenirNormandie Actu