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Un médicament « fontaine de jouvence » pour prolonger notre vie de 20 ans ?

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Crédits : iStock

Pourra-t-on un jour vivre jeune plus longtemps ? C’est ce que pense un biologiste de l’Université de Washington, et la tant désirée fontaine de jouvence serait en réalité un médicament que l’on utilise déjà pour prévenir des rejets de greffe chez l’être humain.

Matt Kaeberlein est un biologiste à l’Université de Washington spécialisé dans les recherches sur le vieillissement, et il croit fermement qu’il sera bientôt possible de vivre jeune plus longtemps, comme il l’explique dans un article publié dans le New York Times. Et le secret de la jeunesse prolongée existerait même déjà, et porterait le nom de rapamycine.

Le rapamycine est un médicament que l’on utilise aujourd’hui sur des êtres humains pour prévenir des rejets au cours de greffes. En 2009, ce médicament a été testé chez des souris, qui ont vu leur vieillissement être ralenti. Récemment, les mêmes tests ont été réalisés sur des chiens, pour un résultat similaire, un ralentissement du vieillissement. En réalité, ce médicament diminue l’activité d’une protéine qui est responsable du vieillissement.

« Si vous faites l’extrapolation des résultats chez les humains, nous parlons probablement d’un gain d’une vingtaine d’années avec l’espoir que ces années se déroulent en relative bonne santé » explique Matt Kaeberlein. Bonne santé, car, sur les 1 500 chiens qui ont participé aux tests, aucun effet secondaire n’a été à déplorer, au contraire, tous ont vu une amélioration de leurs capacités cardiaques.

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La jeunesse éternelle est un des fantasmes les plus connus de l’Homme, et c’est dans les années 1990 que les biologistes moléculaires se sont réellement lancés dans cette quête. Mouches, parasites, souris et donc maintenant chiens ont servi de cobayes avec la rapamycine, avec à chaque fois des résultats enthousiasmants. « Si les propriétaires des chiens constatent qu’il y a un moyen de retarder considérablement le vieillissement de leur animal de compagnie, cela aura peut-être une influence sur ce qu’on peut faire du médicament par la suite » explique Matt Kaeberlein.

Il faut rappeler que le vieillissement est le premier responsable de décès, étant un facteur de risque commun à de nombreuses maladies, comme les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, Alzheimer, le diabète ou encore le cancer.

Source : nytimes