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Ce médecin estime que la “grippe de l’homme” (masculine) existe vraiment !

Crédits : Pixnio

Un chercheur canadien indique dans une nouvelle étude que la “grippe de l’homme” ne serait pas un mythe. Celle-ci suggère que lorsqu’un homme attrape un rhume ou toute autre maladie bénigne du même genre, celui-ci souffrira plus qu’une femme.

Il faut savoir que même si l’incidence et la prévalence des infections virales dans le monde sont plutôt élevées, aucune étude scientifique ne s’était jusqu’à aujourd’hui intéressée à la notion de “grippe de l’homme”. C’est chose faite avec cette récente étude publiée le 11 décembre 2017 dans le British Medical Journal et menée par Kyle Sue, professeur assistant de médecine clinique à l’Université Memorial de Terre-Neuve (Canada).

Le chercheur a examiné des études préalables relatives à des milliers de cas personnels, ce afin d’en savoir plus sur la grippe de l’homme. Alors que cette expression suggérait à l’origine que les patients masculins exagéraient leurs symptômes, Kyle Sue a effectivement décelé des indices montrant que les hommes avaient plus de mal que les femmes face aux maladies virales respiratoires.

Premièrement, le chercheur a démontré que les hommes ont plus de risques d’être hospitalisés et de décéder en raison du virus de la grippe, en comparaison aux femmes de la même tranche d’âge, et ce peu importe leur état de santé de base. Dans le cas de nombreuses maladies respiratoires aiguës, les hommes sont plus exposés à des complications pouvant entraîner un décès.

Le scientifique évoque également une relative faiblesse du système immunitaire masculin par rapport à celui des femmes, un fait qui pourrait être lié à l’évolution ayant « permis aux hommes d’investir leur énergie dans d’autres processus biologiques, tels que leur croissance, leurs caractères sexuels secondaires, ou la reproduction. »

Enfin, ces recherches méritent d’être poursuivies selon Kyle Sue, estimant que l’on ne sait « pas encore avec certitude si la charge virale, la réponse immunitaire, les symptômes et le temps de convalescence peuvent être affectés par les conditions environnementales. »

Sources : RTBFDoctissimo

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