Les « mauvaises herbes », une invention de la société moderne

enlever les mauvaises herbes
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Les mauvaises herbes ne sont pas toutes bonnes à se faire arracher, tout est une question de point de vue et d’habitudes de société.

La notion de « mauvaises herbes » est en grande partie culturelle et dépend des normes de chaque société. Certaines plantes considérées comme « mauvaises » peuvent avoir des caractéristiques qui les rendent invasives, nuisant ainsi aux espèces végétales indigènes ou aux cultures agricoles. À l’inverse, d’autres soi-disant mauvaises herbes peuvent présenter des avantages écologiques, des utilisations médicinales ou culinaires. Les mauvaises herbes ne sont pas toutes si mauvaises !

Qu’entend-on par mauvaises herbes ?

Le terme « mauvaise herbe » désigne généralement une plante indésirable qui pousse dans des endroits spécifiques aménagés par l’homme (jardins, pelouses, cultures agricoles, etc.). Ce type de plante a souvent la particularité de se propager rapidement, d’être difficile à contrôler et de concurrencer les plantes cultivées.

Les mauvaises herbes se caractérisent par leur capacité à s’adapter à différents environnements et à se reproduire rapidement. Elles peuvent se faire introduire par le vent, l’eau, les animaux ou encore le transport de semences.

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Un terme subjectif

Le terme « mauvaises herbes » est subjectif et peut varier en fonction des objectifs de chaque individu et de chaque culture. Certaines plantes considérées comme de mauvaises herbes dans un certain contexte peuvent être valorisées dans un autre, que ce soit pour leur valeur écologique, leurs vertus médicinales ou leurs propriétés culinaires.

Un changement de vision possible

La perception des mauvaises herbes est susceptible d’évoluer avec le temps. Les connaissances scientifiques et les approches de gestion des plantes indésirables peuvent changer, et certaines plantes autrefois considérées comme mauvaises pourraient bien se faire réévaluer.

La notion de « mauvaise herbe » est donc une adaptation sociale et culturelle qui varie d’une société à l’autre.

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Quelle gestion des mauvaises herbes ?

La gestion des mauvaises herbes peut impliquer des méthodes de contrôle physiques, chimiques ou biologiques visant à minimiser leur impact sur les cultures. Les organismes spécialisés recommandent généralement d’adopter des pratiques de gestion intégrée combinant différentes approches et prenant en compte les considérations environnementales.

La malherbologie, cette science des mauvaises herbes

La « malherbologie », la science des mauvaises herbes, aurait été inventée par les biologistes James Buckman et Thilo Irmisch au cours du 20e siècle, décrivant pour la première fois la morphologie de ces espèces végétales prolifiques. Cette branche de la botanique se concentre sur l’identification, la classification, l’écologie, la distribution et le contrôle de ces plantes envahissantes.

Les « malherbologues » étudient ainsi les caractéristiques morphologiques, physiologiques et génétiques des mauvaises herbes, ainsi que leurs interactions avec d’autres plantes. Méconnue, cette science joue pourtant un rôle essentiel dans l’agriculture, la conservation de la biodiversité et la gestion des espaces verts.

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Ces herbes boudées par la société, pourtant pas si mauvaises

L’identification des mauvaises herbes peut vite se faire influencer par les pratiques agricoles modernes qui favorisent la monoculture. Ces pratiques motivées par la productivité incitent à se débarrasser d’herbes pas toujours mauvaises… Voici quelques exemples de « bonnes mauvaises herbes » aux nombreuses vertus :

  • Le pissenlit (riche en vitamines, minéraux et antioxydants)
  • L’ortie (riche en nutriments, fer, vitamines et minéraux)
  • Le plantain (feuilles aux propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes)
  • La consoude (feuilles aux propriétés cicatrisantes, favorisant la guérison des plaies et des entorses)
  • Le chardon-Marie (graines aux propriétés hépatoprotectrices permettant de soutenir la santé du foie)
  • L’achillée millefeuille (vertus médicinales : traitement des problèmes digestifs, des crampes menstruelles et des plaies légères)
  • La berce commune (tiges pouvant se consommer comme des légumes, propriétés médicinales permettant de soulager les douleurs articulaires)
  • La bardane (racines, feuilles et graines aux vertus diurétiques et dépuratives)
  • L’amarante (feuilles et graines comestibles et nutritives, riches en protéines, en fibres et en minéraux)…
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