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Mauvaise qualité de l’air ? Vous souffrez peut-être du syndrome du bâtiment !

Crédits : Wikimedia Commons

Une étude américaine suggère que les fonctions cognitives seraient altérées pendant notre temps de travail en raison d’une mauvaise qualité de l’air dans les espaces clos. En cas de baisse de régime, sortez prendre l’air!

Si vous travaillez dans un espace fermé et que vous sortez peu dehors prendre l’air, vous vous exposez au Syndrome du bâtiment malsain (SBS), à une baisse de performances ou encore à des conséquences plus graves.

Ici, il s’agirait d’une trop forte concentration de dioxyde de carbone dans l’air causée par un manque d’aération des locaux selon les auteurs de l’étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives le 26 octobre 2015 (en anglais et en PDF).

Les chercheurs ont mené une expérience dont le mode opératoire était d’observer 24 personnes dans leur environnement professionnel pendant une durée de six jours, et ce sur une base horaire classique (9 h-17 h). Ces personnes ont été exposées à trois différentes qualités de l’air intérieur.

Premièrement, les participants ont été exposés à un niveau de qualité de l’air intérieur moyen selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dont la concentration en CO2 a été mesurée à 550 ppm (parties par million). À ce stade, cela peut donc entrainer un Syndrome du bâtiment malsain (SBS).

Ensuite, les volontaires ont été observés dans un espace mesuré à 945 ppm, correspondant à une qualité de l’air intérieur modérée. Chez l’enfant, une exposition à des espaces mesurés entre 600 et 1000 ppm peut favoriser l’apparition de symptômes relatifs à l’asthme, mais chez l’adulte, les scientifiques suspectent un impact négatif sur les performances cognitives.

Enfin, les participants se sont retrouvés dans une pièce mesurée à 1400 ppm, à savoir qu’au-delà de 1000 ppm, la qualité de l’air intérieur est jugée insuffisante. Une exposition à cet environnement supérieure à 30 minutes peut causer une acidose respiratoire, qui se traduit par des difficultés à éliminer le dioxyde de carbone qui malheureusement reste en quantité significative dans le sang.

À chaque fin de journée, les volontaires ont fait l’objet de tests dont le but était d’évaluer les capacités psychomotrices des employés en situation de travail. Ainsi, leur réactivité a été testée face à des situations de crise, ou encore la recherche puis l’utilisation d’informations. L’étude a également montré que 61 % des personnes testées en moyenne ont eu de meilleurs résultats, car ils évoluaient dans un environnement plus propre.

Comment limiter les expositions à un air intérieur de qualité médiocre ? Aérer un maximum, rendre l’endroit propre, et sortir dehors quelques instants respirer l’air frais.

Sources : Wasgington PostMetronews