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Mars : La seconde vie d’une caméra éteinte depuis treize ans

Crédits : ESA

Treize ans après son lancement, la petite caméra installée sur la sonde Mars Express connaît une seconde vie. Ses images seront désormais exploitées par les scientifiques pour étudier la planète rouge.

Mars Express, c’est la sonde spatiale de l’Agence spatiale européenne qui fut lancée le 2 juin 2003 pour étudier la planète rouge. Première mission d’exploration d’une autre planète du système solaire lancée par l’Agence européenne, la sonde était alors équipée d’un simple appareil photo basse résolution pour fournir une confirmation visuelle que son atterrisseur Beagle 2 avait bien été séparé. Une fois le travail fait, la caméra fut éteinte.

Mais en 2007, les contrôleurs de vol de l’Agence spatiale européenne ont eu l’idée de la rallumer pour voir si elle pouvait être utilisée à des fins éducatives et de vulgarisation scientifique, sans interférer avec les opérations de routine et les premières investigations scientifiques de la mission. Malgré sa faible résolution (640 x 480 pixels), l’engin aura permis la capture de sublimes croissants de Mars ; une manoeuvre impossible depuis la Terre. Son large champ de vision fournit également des images globales de la planète. Une aubaine pour astronomes professionnels ou amateurs. Aujourd’hui, après le service de près d’une décennie de sensibilisation, l’Agence spatiale européenne souhaite utiliser la caméra VMC à des fins professionnelles. Une seconde jeunesse bien méritée.

Pendant deux ans, (ou plus), les équipes développeront des logiciels et mèneront des recherches dans différents domaines d’étude de Mars. La « webcam » sera utilisée comme une caméra de contexte pour les autres instruments de la sonde, mais également pour ceux embarqués sur d’autres sondes actuellement en orbite autour de Mars. Quant aux photos, elles seront utilisées pour l’étude de l’atmosphère martienne, sa structure et la couverture nuageuse qui la parcourt. Elles serviront également au suivi des variations des calottes polaires et à la surveillance des tempêtes de poussières.

Les images de la caméra, elles, continueront d’être mises à la disposition du public, en ligne, comme elles l’ont toujours été.