Une longue, très longue étude menée sur une quarantaine d’années par plusieurs universités néerlandaises pointe du doigt les dangers qui guettent lorsque l’on présente une carence en vitamine K. Parmi ces dangers, un grand risque cardiovasculaire.

[media-credit name= »Crédits : Mysid / Wikipedia » align= »aligncenter » width= »664″]vitamine K Mysid[/media-credit]

C’est une longue étude menée sur une quarantaine d’années et fruit de la collaboration entre l’université de Maastricht, l’université de Groningen et celle d’Amsterdam, toutes trois aux Pays-Bas, qui montre qu’environ 40% de la population néerlandaise présente des carences en vitamine K. La vitamine K favorise la coagulation sanguine, la fixation du calcium par les os, la souplesse des artères et le bon état des vaisseaux sanguins en général, des tendons, cartilages et autres tissus conjonctifs, mais si l’on en manque, les conséquences sur la santé peuvent être très dangereuses.

En effet, l’un des scientifiques ayant participé à l’étude, le biochimiste néerlandais Cees Vermeer de l’université de Maastricht, déclare : « Chez presque chacun d’entre nous, l’équilibre en vitamine K n’est pas optimal, mais chez une personne sur trois, cette carence est très préoccupante. Et c’est problématique, car en cas de carence, les vaisseaux sang
uins deviennent moins élastiques et peuvent à la longue se calcifier. Les vaisseaux sanguins situés près du cœur peuvent aussi être touchés
« . Pour lui c’est très clair, ne pas avoir suffisamment de vitamine K dans son organisme est équivalent à « fumer deux paquets de cigarettes par jour » en terme de risques.

 

C’est principalement par l’alimentation qu’il est possible d’éviter de telles conséquences. Si des compléments alimentaires vendus en pharmacie peuvent offrir un apport convenable, de nombreux aliments en disposent. Ainsi, on trouve de la vitamine K1 dans les fruits et les légumes, entre autres, dans les épinards, le brocoli, le chou frisé, le chou-fleur, mais aussi les algues marines. Pour la vitamine K2, c’est vers les crevettes, le fromage, le yaourt et le chocolat qu’il faut se tourner. La dose quotidienne conseillée est de 100 microgrammes.

Source : detelegraaf