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Mais quel est donc le secret de la longévité du baobab d’Afrique ?

Crédits : hbieser / Pixabay

Des chercheurs se sont intéressés aux baobabs d’Afrique et plus précisément à leur incroyable longévité. Ces arbres emblématiques du continent africain qui impressionnent par leur silhouette massive ont vu leur secret de longévité dévoilée par une équipe de scientifiques qui a étudié la cavité d’un spécimen mozambicain âgé de 900 à 1.400 ans.

Situé près du célèbre parc sud-africain Kruger, le baobab de Lebombo, emblématique des nombreux baobabs dont la silhouette massive et les branches ressemblant à des racines, se dresse fièrement sur un sentier écologique fermé aux touristes. Son impressionnante circonférence de 21,44 mètres ainsi que son énorme cavité intérieure pouvant accueillir plusieurs personnes ont permis aux chercheurs de démarrer en 2005 des recherches pour « comprendre les aspects controversés ou méconnus de l’architecture, de la croissance et de l’âge du baobab ».

Après avoir effectué plusieurs forages depuis l’intérieur de la cavité et sur le pourtour extérieur du tronc, les chercheurs ont relevé que la datation au carbone a fait apparaître la partie la plus âgée du baobab au bout d’un échantillon prélevé depuis le creux de l’arbre. Ce résultat est une véritable surprise. Habituellement, la partie la plus âgée d’un arbre est le cœur, pour rajeunir à mesure que l’on va vers l’écorce. « L’augmentation de l’âge observée sur les échantillons à mesure que l’on forait depuis les parois du creux de l’arbre a été la première grande anomalie que nous avons trouvé grâce à notre campagne de datation carbone sur le baobab de Lebombo », soulignent les auteurs.

« La deuxième anomalie significative était que les anneaux intérieurs des échantillons prélevés depuis la cavité étaient vieux de plusieurs centaines d’années au lieu d’être très jeunes. La seule explication possible pour cette découverte est que ces cavités, que nous appelons fausses cavités, sont en réalité des espaces naturellement vides (qui n’ont jamais été remplis par du bois) entre plusieurs pousses disposées suivant une forme circulaire et qui ont fusionné », estiment-ils.

Pour appuyer cette hypothèse, les chercheurs ont répété l’opération sur d’autres baobabs à fausse cavité, aboutissant au même résultat : « Nous avons trouvé que cette nouvelle architecture permet aux baobabs d’atteindre une taille plus large et un âge plus avancé ». Cette découverte fait entrer le baobab de Lebombo dans le panthéon des plus vieux arbres d’Afrique. Selon les récents échantillons collectés, son apparition remonterait à l’an 600.

Source : Plos One