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Mâcher un chewing-gum sans sucre permet d’éliminer jusqu’à 100 millions de bactéries

Brosse à dents et fil dentaire, tous deux utilisés au moins deux fois par jour, tel est le secret d’une hygiène bucco-dentaire saine selon les professionnels. Mais une récente étude affirme que le chewing-gum aurait aussi des propriétés anti-bactériennes. 

Mâcher un morceau de chewing-gum pendant seulement 10 minutes pourrait supprimer 100 millions de bactéries, à savoir environ 10% du contenu microbien de la salive. Voici ce qu’affirme une récente étude menée par des chercheurs qui affirment même que cette habitude pourrait être aussi efficace que l’utilisation du fil dentaire, même si les zones ciblées par ces deux pratiques sont différentes.

Ce sont des scientifiques de l’Université de Groningen, aux Pays-Bas, qui sont à l’origine de cette étude publiée dans le célèbre journal Plos One. Bien entendu, leurs affirmations ne concernent que les chewing-gums sans sucre, puisque le sucre permet en quelque sorte de nourrir les bactéries. Les bienfaits qu’ils prêtent au chewing-gum seraient optimaux durant les 30 premières secondes de la mastication. Au-delà, le nombre de bactéries supprimées est de plus en plus réduit, et les chances d’en libérer certaines augmentent.

L’expérience a été menée sur un échantillon de 5 volontaires, âgés entre 27 ans et 56 ans. Les scientifiques ont directement implanté de nombreuses bactéries dans la bouche des volontaires, et il leur a ensuite été demandé de mâcher du chewing-gum pendant une période de dix minutes. Au terme du temps imparti, ce sont quelque 100 millions de bactéries qui ont été comptées sur chaque chewing-gum.

Toutefois, ces scientifiques mettent en garde contre la mastication continuelle de chewing-gums, qui pourrait libérer des bactéries préalablement emprisonnées. « Une mastication continue modifie la structure des chewing-gums, la dureté de la gomme diminue à cause de l’assimilation de composants salivaires et de la libération de composants solubles. Ceci affecte l’adhésion des bactéries à la gomme, pouvant laisser se détacher celles qui étaient emprisonnées et affaiblissant le pouvoir de fixation. » Ils ajoutent aussi que ces recherches pourraient contribuer à terme à développer des chewing-gums capables de soigner des maladies spécifiques à la bouche et aux bactéries qui s’y trouvent.

Sources : dailymailplosone

– Crédits photo : Mary / Flickr