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Lutte contre les infections pulmonaires : la découverte d’un nouveau type cellulaire est pleine de promesses !

Crédits : iStock

La pneumonie est une maladie infectieuse des poumons qui est responsable du décès de près 50 000 personnes chaque année, notamment d’enfants dont l’âge ne dépasse guère les cinq ans. La découverte d’un nouveau type cellulaire effectif dans la lutte contre ces infections pulmonaires stimule le développement de nouveaux traitements thérapeutiques face à la maladie  !

Jusqu’alors considéré comme étant uniquement exprimé dans les cellules germinales (gamètes), le gène MIWI2 se découvre une nouvelle fonction dans les cellules somatiques du système pulmonaire ! C’est en tout cas ce qu’a découvert l’équipe de chercheurs de l’école de médecine de l’Université de Boston d’après une nouvelle étude publiée le 18 septembre dernier dans le Journal of Clinical Investigation. 

Dans les cellules germinales masculines, le gène MIWI2 avait pour unique fonction la création d’un sperme de bonne qualité. Mais la découverte de son expression dans le système pulmonaire confère une nouvelle configuration aux cellules du système : le développement de cils à la surface cellulaire !

Crédits : Wikipédia

D’après les scientifiques, ces cellules ciliées auraient la capacité de nettoyer les poumons de diverses impuretés et du mucus présent en excès. De ce fait, elles permettraient de lutter contre les infections pulmonaires, notamment contre les pneumonies provoquées par la bactérie Streptococcus pneumoniae bacteria et dont les difficultés respiratoires engendrées sont parfois mortelles.

Cette découverte majeure et inattendue permet de calmer les inquiétudes liées à l’apparition d’une résistance bactérienne aux antibiotiques utilisés pour traiter la maladie. La thérapie génique serait une solution envisageable dans le traitement de ces maladies infectieuses. Enfin, nous savons que les poumons sont le lieu d’autres inflammations obstructives tels que l’asthme ou encore la bronchopneumopathie chronique obstructive. Les modifications structurelles cellulaires engendrées par l’expression du gène MIWI2 seraient aussi une réponse de traitement face à ces maladies.

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