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L’US Army oeuvre à régénérer la peau grâce à l’impression 3D

Crédits : TongCreator / Pixabay

L’impression 3D offrira de plus en plus de possibilités et ce dans des domaines extrêmement variés. L’armée américaine l’a d’ailleurs très bien compris et a ainsi annoncé orienter actuellement ses recherches sur le « bio-printing » afin de soigner ses soldats blessés au combat.

Pour ceux qui sont encore étrangers au principe, rappelons que le bio-printing consiste à utiliser la technologie de l’impression 3D pour manipuler des cellules vivantes et créer des tissus organiques.

L’armée américaine a ainsi eu l’idée d’exploiter et de développer ce procédé dans le but d’offrir aux soldats un meilleur traitement des blessures de guerre. Pour parvenir à ce but, des recherches sont actuellement menées par l’AFIRM (Armed Forces Institute of Regenerative Medicine), un consortium créé en 2008 regroupant une trentaine d’universités, hôpitaux et laboratoires spécialisés dans la médecine régénérative.

Vers une régénération cutanée par impression 3D

« Les cicatrices, résultats directs de brûlures, défigurent les soldats de manière permanente. L’idée de retrouver une peau de bonne qualité, élastique et comprenant des glandes sudoripares (permettant la transpiration), une pigmentation appropriée et des follicules pileux, est extrêmement importante. », a expliqué le Dr Romanko, l’un des participants au projet, relayé par le site 3dnatives.

Au cours de ces recherches, les scientifiques tentent donc, après avoir numérisé et modélisé en 3D les brûlures cutanées, de régénérer ces traumatismes en imprimant des cellules de peau – fibroblastes ou kératinocytes, selon la profondeur – qui viennent compléter ou remplacer celles déjà présentes au niveau des cicatrices. Une fois implantées, ces cellules sont alors libres de se développer pour recréer une nouvelle peau.

Selon le Dr Romanko, les premiers résultats seraient pour le moins encourageants. Ce dernier souligne également l’importance de ses recherches en expliquant que « chaque soldat présente un type de blessure différente, et aucune plaie cutanée ne se ressemble. La bio-impression de peau devrait permettre une forme de médecine personnalisée et évolutive ».

Il y a par ailleurs fort à parier pour que cette technologie soit également un jour présente dans le domaine public et qu’elle permette, avec l’impression 3D d’organes qui fait actuellement l’objet de nombreuses recherches, de donner naissance à une nouvelle forme de médecine.

Sources: MotherBoard3dnatives