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L’urine des enfants contient de nombreuses nanoparticules cancérigènes

Crédits : alvpics / Pixabay

Selon une étude récente menée en France, de nombreuses nanoparticules cancérigènes sont présentes dans l’urine des enfants. Ces particules issues de la pollution de l’air sont connues pour augmenter le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires.

Des particules de différentes tailles

Les matières particulaires (ou Particulate Matter (PM) en anglais) sont les particules en suspension dans l’atmosphère terrestre. Citons par exemple les PM2,5 dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres, les fameuses “particules fines”. Citons également les PM10, les PM1,0 (particules très fines) et les PM0,1 (nanoparticules). Principalement générées par la pollution diesel, mais aussi le chauffage au bois, les nanoparticules sont les plus dangereuses pour la santé.

Ces particules augmentent en effet les risques de cancer et de maladies cardiovasculaires. Or, tous les âges sont concernés, même au stade de fœtus. En effet, les nanoparticules peuvent pénétrer la barrière placentaire.

Des résultats inquiétants

Un communiqué publié par le collectif Strasbourg Respire le 11 novembre 2020 relate une nouvelle étude menée par Tim Nawrot de l’Université de Hasselt (Belgique). L’intéressé a mesuré dans l’urine de 27 enfants strasbourgeois la présence de “black carbon”. Rappelons que le black carbon est une sous-classification des particules comprenant une gamme de diamètres allant de 10 nm à 500 nm (voir classement ci-dessous).

black carbon echelle
Crédits : Bruxelles Environnement

Selon les résultats, chaque échantillon contenait plus d’un million de nanoparticules par millilitre d’urine. Tim Nawrot a d’ailleurs expliqué qu’il existe un lien significatif entre le taux de particules dans les urines et la distance d’habitation de l’enfant par rapport à un axe routier. Cette conclusion confirme celle d’une autre étude menée à Anvers (Belgique) par le même chercheur en 2017.

Quelles solutions sont proposées ?

Sans aucun doute, les urines des enfants contiennent des nanoparticules en raison de leur exposition trop forte à la pollution diesel. Strasbourg Respire explique qu’en France, le parc diesel est la source principale de nanoparticules, mais que d’autres sources de pollution jouent également un rôle. Citons le chauffage au bois ou encore des industries en lien avec les incinérations ou encore la fabrication du papier.

Dans son communiqué, Strasbourg Respire appelle les pouvoirs publics à intensifier les mesures de lutte contre la pollution de l’air. Le collectif demande l’établissement de zones à faibles émissions pouvant exclure les véhicules roulant au diesel. Citons également une réduction du chauffage collectif ou individuel au bois ainsi qu’un renforcement du contrôle et des sanctions au niveau des émissions en provenance des industries.

Enfin, le collectif rappelle une donnée importante dans le contexte sanitaire actuel. Lutter contre la pollution de l’air est également important, car celle-ci est responsable de plus de 15 % des décès chez les patients Covid-19.