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La Lune deviendra-t-elle une station-service de l’espace ?

Crédits : Nasa

Aller sur la Lune pourrait avoir un impact énorme sur toutes les autres missions spatiales des États-Unis, déclarait il y a quelques jours le secrétaire au Commerce Wilbur Ross. L’homme a notamment fait valoir à CNBC que les États-Unis devraient transformer notre satellite en une “station à essence spatiale” de l’espace extra-atmosphérique.

Comme vous avez pu le constater, la Lune – délaissée depuis les missions Apollo – est aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises, et les États-Unis sont en première ligne. L’idée : s’appuyer elle pour – in fine – envoyer des Hommes sur Mars. S’exprimant sur la chaîne CNBC et évoquant notamment les futurs projets spatiaux du pays, le secrétaire du Commerce Wilbur Ross déclarait il y a quelques jours que les futurs succès commerciaux des États-Unis dépendaient en grande partie de ce que la NASA accomplirait en retournant sur la Lune. Comme la « transformer en une station de ravitaillement ».

« Je pense que beaucoup de notre succès dépend du fait que nous puissions ou non transformer la Lune en une sorte de station-service pour l’espace », a-t-il expliqué. « Le plan consiste à décomposer la glace [trouvée sur la Lune] en hydrogène et en oxygène, pour ensuite les utiliser comme propulseur de carburant ». Plutôt que de voyager directement vers Mars – et plus tard, vers l’espace profond – Ross prévoit ainsi un scénario dans lequel des fusées qui seront lancées depuis la Terre pourraient dans un premier temps s’arrêter en chemin. Une fois sur la Lune, la fusée ferait le plein et repartirait pour une autre planète ou un astéroïde. Ce lancement subséquent nécessiterait moins de poussée puisque la force gravitationnelle de la Lune est beaucoup plus faible que celle de la Terre.

Cinquante ans environ après le premier pas de l’Homme sur la Lune, notre satellite fait donc de nouveau rêver des agences spatiales. Si l’administration Trump veut y envoyer des Américains, rappelons également que deux missions robotisées sont également prévues par l’Inde et la Chine.

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