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« Sous LSD, le cerveau est plus unifié », conclut une étude

Une première étude depuis 40 ans à étudier les effets du LSD sur les humains révèle que le LSD, ou d’autres drogues hallucinogènes, rendrait notre cerveau plus complet, plus unifié, moins compartimenté.

Une récente étude britannique, controversée, avait pour objectif d’étudier, pour la première fois depuis une quarantaine d’années, les effets du LSD sur les humains et leurs capacités cérébrales. Au même titre que les autres drogues hallucinogènes, le LSD rompt les parties de notre cerveau qui séparent généralement différentes fonctions, comme la vue, les mouvements, etc. Ainsi, sous l’emprise de cette drogue, on « voit » avec d’autres parties du cerveau que celles impliquées dans la vision dans un état « normal ».

Pour mener à bien cette étude, le docteur Robin Carhart-Harris, en charge de cette dernière, a réuni 20 volontaires jugés psychologiquement aptes et en bonne santé, et qui avaient déjà fait l’expérience d’une drogue hallucinogène au moins une fois dans leur vie. Ceux-ci ont alors reçu soit une dose de LSD, soit une dose de placebo. Les différences sur les zones du cerveau sont plutôt éloquentes.

« Normalement, notre cerveau est composé de réseaux indépendants qui séparent différentes fonctions spécifiques, comme la vision, l’ouïe ou le mouvement », explique Robin Carhart-Harris, qui a mené l’étude, dans un rapport. « Sous LSD, la séparation de ces réseaux se brise et on obtient un cerveau plus intégré ou plus unifié. Nos résultats suggèrent que cet effet accentue la profonde altération de l’état de conscience que les personnes décrivent lors d’une expérience sous LSD », poursuit-il.

Dans leur rapport, les scientifiques expliquent que la consommation de ce type de drogue ramène le consommateur dans un état semblable à l’enfance, en rompant la rigidité et la concentration de nos pensées ainsi que la manière dont notre cerveau devient compartimenté en passant à l’âge adulte. Retrouvez l’étude dans son intégralité dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Source : pnas, independant