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Les lourdes conséquences d’une mauvaise nuit de sommeil

Le début du mois de novembre était marqué par la semaine de l’obésité, et à cette occasion, de nouveaux travaux viennent démontrer à quel point les conséquences d’une mauvaise nuit de sommeil peuvent être lourdes sur l’insensibilité à l’insuline, qui induit l’obésité.

Au centre médical du Cedars-Sinaï à Los Angeles, aux États-Unis, des chercheurs ont réalisé des travaux visant à comparer comment une mauvaise qualité ou une privation de sommeil et les régimes alimentaires très gras affectent notre sensibilité à l’insuline, et par conséquent, l’obésité puisqu’elle y est fortement liée.

Ces travaux ont mené à la conclusion qu’une seule mauvaise nuit de sommeil a de lourdes conséquences, puisqu’elle a le même effet négatif sur la sensibilité à l’insuline qu’un régime alimentaire ultra-gras adopté pendant six mois. « Quand le corps devient moins sensible à l’insuline (c’est-à-dire “résistant à l’insuline”) il est obligé d’en produire davantage pour maintenir le taux de glycémie à un niveau stable. Cela peut éventuellement mener à un diabète de type 2, une maladie qui empêche l’insuline dans le corps de répondre correctement, et qui implique qu’il y ait trop de sucre dans le sang. Le diabète est associé à une série de complications sérieuses, dont les maladies cardiaques. Les individus obèses sont plus susceptibles de développer une résistance à l’insuline et conséquemment, à développer un diabète » peut-on lire dans l’étude publiée sur Obesity.org.

« Notre étude suggère qu’une nuit de privation totale de sommeil peut être aussi nuisible à la sensibilité à l’insuline que six mois d’un régime alimentaire très riche en matières grasses. Cette recherche démontre l’importance de bien dormir pour maintenir les niveaux de glycémie et réduire les risques de maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète » commente le Docteur Broussard, co-auteur de ces travaux.

La combinaison d’une privation de sommeil avec un régime alimentaire gras peut donc, de fait, avoir des conséquences néfastes sur la santé. Pour rappel, pour un adulte, la durée de sommeil idéale est comprise entre 7 h et 9 h. Retrouvez ici l’étude finlandaise qui donne les durées de sommeil idéales selon les différentes tranches d’âge.

Sources : sciencedaily, slate, obesity