En été, Los Angeles est l’une des villes les plus chaudes des États-Unis. Or, dans cette fournaise, rechercher un peu d’ombre est tout à fait légitime, peu importe le statut social. Et pourtant, des chercheurs ont déterminé que l’accès aux zones ombragées était un marqueur d’inégalité sociale.
L’ombre, une question d’équité
Aussi incroyable que cela puisse paraître au premier abord, l’accès aux zones ombragées est un facteur d’inégalité sociale. Il s’agit en tout cas de la conclusion apportée par les chercheurs de l’Université de Californie dans le cadre d’une étude menée pour le compte de la ville de Los Angeles.
« Peut-être que nous ne l’avions pas pensé de cette façon, mais l’ombre est une question d’équité » a déclaré Eric Garcetti, maire de Los Angeles dans un entretien accordé au New York Times le 1er décembre 2019.
Avec des températures dépassant les 40 °C, Los Angeles est une véritable fournaise en été. Or, le fait est qu’en 2019, la ville considère le soleil et la chaleur comme une crise à régler, bien plus qu’un argument destiné aux touristes ! Selon les chercheurs, le nombre de jours de chaleur extrême à Los Angeles devrait passer de 7 par an à 22 d’ici à 2050, une situation évidemment imputée au dérèglement climatique.
Davantage d’ombre chez les riches
Les chercheurs ont procédé à des observations qui ne trompent pas. En effet dans des quartiers huppés tels que Beverly Hills et Bel-Air, de grands arbres et les zones d’ombres qui vont avec sont présents un peu partout. En revanche, dans les quartiers défavorisés (ex : Compton, Inglewood), la situation est totalement différente.

Crédits : Downtowngal / Wikipédia
Citons les personnes attendant le bus lors des fortes chaleurs. Celles-ci tentent désespérément de trouver de l’ombre à l’aide d’un panneau de circulation, du auvent d’une boutique ou encore d’une autre personne. La municipalité désire ainsi lancer un plan pour plus d’équité quant à l’accès à l’ombre. En effet, pas moins de 750 arrêts de bus seront dotés de voiles d’ombrage afin de soulager les personnes.
Le fait est que la faible présence d’arbres caractérise les quartiers défavorisés. Avec un taux de recouvrement de 10 et 12 % de la surface de ces quartiers, nous sommes plutôt loin des zones huppées où ce même taux frôle les 35 %. Ainsi, la ville de Los Angeles s’est engagée à planter environ 90 000 arbres d’ici 2021 afin de rééquilibrer la balance.
Source
Articles liés :