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L’organisation sociale des fourmis, un véritable modèle !

(Crédit image : Ulysse FTP)

Les fourmis sont présentes sur Terre depuis 120 millions d’années. Celles-ci ont atteint une perfection sociale telle qu’il est fascinant de comprendre leur fonctionnement.

Ces petits insectes fascinent ou répugnent, mais dans tous les cas, leur modèle sociétal est incroyable. L’écrivain Bernard Werber l’avait bien compris avec la trilogie à grand succès dédiée à ces petites bêtes grouillantes : Les Fourmis (1991), Le Jour des fourmis (1992) et La Révolution des fourmis (1996).

Les fourmis sont divisées en trois castes : les ouvrières, les mâles et la reine. Les premières ont pour mission de bâtir l’habitat général et d’entretenir la colonie. Celles-ci doivent également assurer l’apport en alimentation.

Grâce à ses phéromones, la fourmi ouvrière peut lancer un message chimique lorsque de la nourriture est trouvée afin de demander de l’aide pour l’acheminer vers la fourmilière. Chacune d’entre elles possède un jabot social, un second estomac permettant de stocker de la nourriture prédigérée et transférable à une autre ouvrière qui l’entreposera dans un des divers greniers de la fourmilière.

Les ouvrières doivent également s’occuper des œufs pondus par la reine, des « nourrices » attendant patiemment l’éclosion afin de prodiguer des soins et nourrir les larves. Il s’agit également de protéger la fourmilière contre les attaques en provenance de l’extérieure, on parlera ici de « soldats ».

La reine est la plus grosse de toutes les fourmis, chargée de pondre des œufs afin d’assurer la pérennité de la colonie et de l’espèce, c’est d’ailleurs la seule à pouvoir le faire. Durant sa vie (dix à quinze ans), la reine peut pondre un total allant de milliers d’œufs à des millions ! La chambre royale, la couveuse et la crèche pour les larves et les nymphes sont autant d’endroits déterminants pour bâtir de solides fourmis.

Il y a également les mâles, dont le rôle essentiel est pourtant très limité : féconder les « princesses » choisies pour devenir des reines. Une d’entre elles prendra la place de la reine actuelle et les autres fonderont d’autres colonies ailleurs. Après l’unique accouplement, le mâle meurt : sa tête explose.

Bien qu’il existe quelques exemples montrant une certaine pacificité des fourmis, celles-ci sont en général de véritables guerrières, menant des batailles destinées à conquérir de nouveaux territoires et motivées par la perspective de trouver de la nourriture. L’éternelle rivalité avec les termites en est d’ailleurs l’exemple le plus probant.

Les fourmis sont un exemple de modèle social réglé comme du papier à musique. Leur organisation architecturale est également fascinante, tout comme leurs moyens de communication, de déplacement et de recherche de nourriture.

Sources : Futura PlanèteUlysse FTP