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L’OMS tente de prévenir les pertes auditives liées au volume des baladeurs MP3 et smartphones

Crédits : Pixabay

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment publié de nouveaux standards afin de lutter contre la perte auditive chez les jeunes. Après deux ans d’enquête et de consultations, il s’avère que près de la moitié des jeunes s’expose à ce type de risque, à cause du volume sonore de leurs appareils !

Limiter le nombre de personnes atteintes

Selon un communiqué publié le 12 février 2019 par l’Organisation mondiale de la Santé, pas moins de 466 millions de personnes (soit 5 % de la population mondiale) sont atteintes de déficience auditive incapacitante, un handicap qui se répercute évidemment sur leur quotidien. Or, il se pourrait qu’à l’horizon 2050, ce nombre atteigne les 900 millions d’individus.

L’OMS estime que pas moins de la moitié des jeunes de 12 à 35 ans (soit 1,1 milliard d’individus) sont en proie à une déficience auditive. La cause ? Une exposition prolongée et excessive à des sons dont le volume est trop élevé.

« Du fait que nous avons le savoir-faire technique pour éviter la déficience auditive, on ne devrait pas voir tant de jeunes continuer de détériorer leur audition en écoutant de la musique », a indiqué le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS.

Crédits : Pexels

Une nouvelle norme

À l’occasion d’un programme baptisé « Écouter sans risque », et à l’approche de la Journée mondiale de l’audition du 3 mars, l’OMS et l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont ensemble pris une mesure pour sécuriser l’écoute d’appareils tels que les smartphones et autres lecteurs de musique. Il est question d’une nouvelle norme internationale concernant leur fabrication et leur utilisation.

Il s’agit de la norme OMS-UIT que les experts des deux organisations ont élaborée après deux années d’enquête et de consultations auprès des gouvernements, de représentants de l’industrie  – mais surtout des consommateurs et de la société civile. Le but est de généraliser les « appareils audio sans risque » et cette norme est donc composée d’orientations pratiques afin d’y arriver.

Ainsi, est préconisé l’ajout d’une fonction de « tolérance sonore » – reposant sur les pratiques d’écoutes – capable de mettre en place un niveau de référence. Il est aussi question d’une information personnalisée à l’attention du propriétaire de l’appareil, intégrant divers paramètres concernant le degré de sécurité lié à l’utilisation. L’intégration d’une réduction de volume automatique est également conseillée.

Sources : EuronewsConsoglobe

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