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L’obsession pour l’hygiène des enfants les rend plus vulnérables

Crédits : Letiha / Pixabay

Dans la masse d’informations à laquelle nous avons désormais accès, les jeunes parents ont de quoi devenir paranoïaques quant aux risques encourus par leurs bébés. Mais en réalité, les sur-protéger n’est pas leur rendre service, bien au contraire.

Maladies chroniques, maladies auto-immunes (eczéma, asthme…), intolérances, allergies ou encore troubles comportementaux, la liste semble être longue quant aux risques encourus par les jeunes enfants si l’on en croit la masse d’informations disponibles pour les jeunes parents. Pourtant, le meilleur moyen de lutter contre tout cela n’est pas de développer une obsession pour leur hygiène, mais bien de les laisser jouer et traîner dans les saletés.

C’est le docteur Maya Shetreat-Klein, pédiatre, neurologue et auteure d’un ouvrage intitulé « Healthy Food, Healthy Gut, Happy Child » (Nourriture saine, Système digestif sain, Enfants heureux), qui explique pourquoi il est bon pour les enfants d’être en contact avec les microbes qui peuplent les sols. « Les parents aujourd’hui tiennent leurs enfants à l’écart de choses qui sont critiques pour leur santé » déclare-t-elle, ce qui est tout à fait compréhensible.

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Elle évoque notamment de récentes recherches parues dans le journal Occupational Environmental Medicine qui prouvent que des enfants exposés à l’eau de Javel développent plus d’infections que ceux qui n’y sont pas exposés, avec en plus 20% de risques supplémentaires de contracter une grippe. « Des microbes, une nourriture fraiche provenant de sols sains, du temps passé dans la nature peuvent améliorer considérablement la santé des enfants. Aucun médicament ne peut faire ce que fait la forêt« .

En effet, le microbiote (les millions de microbes présents dans notre système digestif) joue les premiers rôles dans notre système immunitaire : plus il est diversifié, plus on est résistant. Si l’on développe une obsession pour l’hygiène des tout petits, on prive leur système digestif de la biodiversité que l’on trouve dans le contact avec la nature, ce qui les rend plus vulnérables. « Dans une cuillère de terre, il y a autant de microbes que d’hommes sur la planète. C’est une expérience incroyable de biodiversité pour nos cerveaux, nos systèmes immunitaires et nos intestins« , affirme le Docteur Shetreat-Klein. « Encouragez-les à jouer par terre… Passez des heures et des jours dans les forêts, les parcs, les montagnes… » conclut-elle.

Source : thetelegraph