L’obésité peut altérer l’ADN présent dans le sperme, provoquant un changement génétique qui peut être transmis par la suite à sa progéniture. C’est ce que révèle une récente étude danoise réalisée à l’Université de Copenhague.

Être un peu rond, c’est peut-être dans les gènes, car selon une étude danoise réalisée à l’Université de Copenhague, la rondeur chez les hommes peut altérer l’ADN présent dans le sperme, et être transmise par la suite aux enfants. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs danois ont analysé le sperme de 13 hommes de mince corpulence et de dix hommes obèses, puis ont observé l’activité chimique de leur ADN.

Les chercheurs ont constaté que chez les hommes obèses, ce sont 9 000 gènes qui ont été modifiés et parmi ceux-ci, certains sont impliqués dans le développement du cerveau et dans la régulation de l’appétit. Des transformations génétiques qui se transmettent aux fœtus, présentant ainsi un risque d’obésité chez l’enfant.

Mais ces changements ne sont pas forcément définitifs et peuvent être contrés. En effet, les chercheurs ont également comparé le sperme de six hommes obèses avant et après une chirurgie bariatrique (une intervention chirurgicale destinée à restreindre la prise d’aliments afin de perdre du poids). Une semaine après l’opération, ils ont constaté que l’activité chimique de l’ADN commençait à revenir à la normale.

Capture d’écran 2015-12-07 à 16.59.19

Etude : Donkin et al., Obesity and Bariatric Surgery Drive Epigenetic Variation of Spermatozoa in Humans

Source : Cell