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Avec cette méthode scientifique qui détecte 90% des mensonges, vous ne pourrez plus mentir sans vous faire pincer

Credit: Flickr

Lorsqu’il s’agit de mentir, notre cerveau est bien plus enclin à nous trahir que des mains moites ou une fréquence cardiaque plus élevée. En effet, une étude révèle que l’IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) est bien plus efficace pour repérer les mensonges qu’un polygraphe traditionnel.

C’est dans la revue Journal of Clinical Psychiatry que des chercheurs de l’école de médecine Perelman, de l’Université de Pennsylvanie aux États-Unis, publient une étude révélant qu’un scan du cerveau par IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle) détecte les mensonges de manière bien plus pertinente qu’un polygraphe traditionnel (détecteur de mensonges).

Durant cette étude, il a été démontré que lorsqu’une personne ment, les zones du cerveau liées à la prise de décision sont activées et parfaitement visibles sur l’IRMf. Alors que les études en laboratoire montrent que la capacité de l’IRMf à détecter un mensonge est proche de 90%, les estimations concernant un polygraphe sont très variables, allant du hasard total à 100%. Cette étude a été la première à comparer les deux technologies sur un nombre de 28 individus d’une manière aveugle et prospective. Les chercheurs ont découvert que les experts en neurosciences sans expérience préalable dans la détection des mensonges avaient réussi à détecter des mensonges 24% plus précisément que les examinateurs de polygraphes professionnels rien qu’en utilisant les données de l’IRMf.

Les mesures des polygraphes reflètent l’activité complexe du système nerveux périphérique qui est réduit à seulement quelques paramètres, tandis que l’IRMf scanne des milliers de nœuds du cerveau avec une résolution plus élevée aussi bien dans l’espace que dans le temps. Bien qu’aucune activité cérébrale n’est unique au mensonge, nous nous attendions à ce que l’activité cérébrale révèle tout de même un marqueur plus précis, et c’est ce que je crois que nous avons trouvé“, déclare Daniel D. Langleben, professeur en psychiatrie et principal auteur de l’étude.

Cette approche apporte des données scientifiques supplémentaires au débat sur de potentielles applications réelles de cette technique, comme pour des procédures pénales par exemple.

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