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Lire dans nos pensées, le nouveau credo des sociétés Hi-Tech

Crédits : Public Domain Pictures

Si le salon de l’électronique CES de Las Vegas a vu apparaître de nombreux objets connectés, c’est aujourd’hui un nouveau domaine qui intéresse les ingénieurs : parvenir à contrôler la pensée. Une technologie qui, à première vue, pourrait faire peur, mais qui au contraire offre des perspectives immenses notamment pour les personnes handicapées.

Le nouveau serre-tête “Mind Control” développé par les ingénieurs de la start-up BrainCo a fait sensation lors du dernier salon de l’électronique CES de Las Vegas. Et pour cause, comme l’affirme le dirigeant de BrainCo, Zenchuan Lei, “cet appareil transforme les ondes cérébrales en signaux électroniques“. En d’autres termes, “Mind Control” peut permettre au cerveau de faire fonctionner une prothèse, aider les personnes victimes de troubles de la concentration, mais également “d’allumer ou d’éteindre la lumière en vous concentrant sur cette tâche”, affirme le dirigeant lors d’une démonstration au CES. Le produit sera lancé cette année au prix de 150 $.

BrainCo n’est pas seul sur le marché. En effet, son concurrent new-yorkais Open BCI vient également de présenter un produit similaire. Le casque, imprimé en 3D, compte révolutionner les secteurs de la santé et l’éducation. “Cela peut aider les gens atteints de sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot) ainsi que les quadriplégiques à communiquer“, indique le directeur général de OpenBCI, Conor Russomanno.

D’autres jeunes pousses telles que Looxid (Corée du Sud) qui a dévoilé des écouteurs qui détectent à la fois les ondes cérébrales et les mouvements des yeux et affirme que cela apporte une lecture encore plus précise des pensées des individus, ou encore Interaxon (Canada) qui permet grâce à des capteurs de mesurer l’onde cérébrale pouvant par exemple améliorer les techniques de méditation utilisent la technique du “neuro-feedback”.

Cette nouvelle technologie pourrait être également utilisée à des fins marketing. “On peut montrer à quelqu’un une publicité et voir où se portent les yeux. Nous pouvons analyser les émotions et voir comment cette personne réagit” conclut Alex Chang, responsable des opérations chez Looxid. Néanmoins, les professionnels du secteur se veulent rassurants. Le but ici n’est pas de prendre le contrôle du cerveau à proprement dit, mais plutôt d’analyser, comprendre et surtout connecter nos neurones avec les objets qui nous entourent.

Source : Le Vif