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L’Inde veut inverser la tendance concernant l’environnement !

Crédits : Jason Rogers / Flicker

Après la Chine, l’Inde est le pays le plus connu pour ses épisodes de pollution atmosphérique intenses. Or selon un rapport, il semble que le charbon n’y détiendra bientôt plus le monopole de l’énergie. Il s’agit donc d’un premier pas vers la réduction des émissions de CO2 en Inde.

Un moment assez mal choisi

L’Inde représente le gratin des pays les plus pollués et les plus polluants, ceci est un fait. Toutefois, un rapport détaillé par le magazine Bulletin of the Atomic Scientists le 16 décembre 2019 évoque une possible amélioration dans les années à venir. Ce document a été rédigé par Tim Buckley, de l’Institut d’analyse économique et financière de l’énergie de Sydney (Australie).

Selon l’intéressé, il ne s’agit pas d’une période idéale pour évoquer d’éventuelles bonnes nouvelles concernant l’environnement en Inde. En effet la société NTPC, premier producteur d’électricité du pays, a récemment refusé une technologie permettant une réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Il s’agissait d’une technologie destinée aux centrales à charbon mais NTPC a jugé que celle-ci était inadaptée.

Au même moment, la capitale New Delhi et d’autres villes indiennes sont très souvent prises dans un épais smog. Un dernier pic intense a été observé en novembre 2019 et des images incroyables de la pollution du fleuve Yamuna ont notamment été diffusées.

charbon
Bientôt, le charbon ne sera plus la seule énergie productrice d’électricité en Inde.
Crédits : PxHere

Un peu d’optimisme !

Selon Tim Buckley, l’Inde est sur la voie d’un changement au niveau de ses émissions de CO2 provenant de la production d’électricité. Il est question de multiplier par cinq la production d’énergie obtenue grâce à des sources renouvelables. Cette mesure soutenue par une décision politique devrait atteindre son but vers 2030.

Si tel est réellement le cas, les émissions de CO2 dans l’atmosphère reculeront nettement, si bien que les villes deviendront plus respirables. Il est également question de la baisse des prix concernant les technologies de production d’électricité, principalement le solaire. Surtout, l’Inde désire réellement entamer un retrait progressif du charbon, et ce afin de faire baisser la pollution impactant l’air et l’eau.

Citons également le trafic routier, également source de grande pollution atmosphérique. L’Inde estime qu’en mars 2019 sa consommation de carburant atteindra 216 millions de tonnes métriques (depuis mars 2019). Il s’agit d’une baisse de 3,3 tonnes par rapport à ce qui était initialement prévu. Autrement dit, c’est un bon début !

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