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L’Inde se prépare pour sa première mission avec équipage en 2021

Le lanceur GSLV MK III. Crédits : ISRO

L’Inde se prépare à lancer ses premiers astronautes dans l’espace en 2021. L’équipage sera placé en orbite terrestre basse pendant au moins une semaine.

En matière d’exploration spatiale, nous sommes habitués à plusieurs agences : la NASA, l’ESA, l’agence russe Roscomos, ou encore l’Administration spatiale nationale chinoise, devenue en quelques années seulement une actrice majeure dans le domaine. Mais un autre pays compte bien faire son trou dans ce cercle très fermé : l’Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO), qui prépare sa première mission en équipage en 2021.

Un nouveau pas à franchir

Ce ne sera pas la première fois qu’un astronaute indien se retrouve dans l’espace. Le 2 avril 1984, le pilote de l’Indian Air Force (IAF), Rakesh Sharma, a en effet évolué pendant une semaine en orbite terrestre basse dans la station spatiale russe Salyut 7. Mais soulignons que l’astronaute avait été propulsé par une fusée soviétique. Ce que propose aujourd’hui l’ISRO, c’est d’utiliser une fusée indienne pour envoyer ses propres astronautes dans l’espace.

Dans le cadre de cette mission, baptisée Gaganyaan, trois astronautes seront placés en orbite terrestre basse pendant au moins une semaine. En amont, l’ISRO prévoit d’effectuer deux vols d’essai en décembre 2020 et juillet 2021. À bord, aucun équipage humain, mais un robot humanoïde, nommé Vyommitra, programmé pour imiter les activités des astronautes. De quoi anticiper les éventuels problèmes qui pourraient se présenter dans le module une fois que les astronautes seront à bord.

Les lancements de ces trois missions (deux vols d’essai et un vol avec équipage) se feront à bord du GSLV-III – un lanceur développé par l’agence spatiale indienne depuis les années 2000 – depuis le Satish Dhawan Space Center. Les astronautes devraient atteindre l’orbite terrestre basse en 16 minutes environ, après quoi des panneaux solaires seront déployés pendant une semaine.

Une fois bien installés, les astronautes mèneront alors plusieurs expériences scientifiques en milieu de microgravité. Celles-ci couvriront un large éventail de sujets de recherche (médecine spatiale, tests de différents systèmes de communication, et autres).

Pour le retour, il est prévu que le module d’équipage se sépare du module de service puis, une fois rentré dans l’atmosphère terrestre, déploie deux parachutes dans le but de garantir un atterrissage en douceur dans la mer d’Oman.

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Il y a deux ans, l’ISRO a dévoilé la combinaison spatiale que porteront ses astronautes en 2021. Crédits : ISRO

Un appui franco-russe

Il est également important de souligner que si l’Inde se débrouille seule pour la fabrication et l’assemblage des différents composants de la mission (fusée, modules, etc), elle s’appuie en revanche sur la Russie et la France pour la formation de ses astronautes. L’organisation indienne estime en effet ne pas avoir suffisamment de savoir-faire dans ce domaine pour garantir la survie de son équipage dans l’espace.

Dans cet esprit l’ISRO collabore principalement avec Glavcosmos, une filiale de l’agence spatiale russe Roscosmos. En janvier dernier, quatre pilotes de l’Indian Air Force (IAF) ont ainsi intégré le centre Yuri Gagarin, près de Moscou, pour entamer un programme de formation de 12 mois.

Par ailleurs, l’ISRO s’est également associée à la France pour former un médecin de l’IAF, dont l’objectif sera de surveiller la santé des astronautes avant, pendant et après leurs vols.

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