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Ces objets imprimés en 4D pourraient ouvrir la voie à des structure spatiales transformables

Crédits : Georgia Tech

Des scientifiques sont parvenus à réaliser en impression 3D de petites structures via le concept de tenségrité. Cette avancée pourrait également booster la conquête spatiale !

Après l’impression 3D, voici l’impression 4D ! En réalité, l’impression 4D est une version évoluée de l’impression 3D. En effet, celle-ci considère toujours les trois dimensions habituelles, mais explore une dimension supplémentaire : le temps. Ainsi, un objet imprimé en 4 D est par définition doté d’une nature qui le fait évoluer et se transformer au fil du temps.

Des scientifiques de l’Institut de technologie de Géorgie (États-Unis) ont tenté d’appliquer cette méthode à des structures réduites tenant grâce à la tenségrité, un concept initialement utilisé comme modélisation en biomécanique cellulaire pour expliquer la solidité des structures. Les résultats de leurs recherches ont été publiés dans la revue Nature le 14 juin 2017.

La notion de tenségrité a été récupérée puis utilisée en architecture, celle-ci étant relative à la capacité d’une structure à rester stable grâce à la répartition des compressions et autres tensions présentes entre les composants. Dans le cadre des recherches évoquées ici, les structures étaient plates et réalisées par impression 3D. Ces structures ont été plongées dans de l’eau portée à plus de 40 °C puis se sont déployées et leur forme a radicalement évolué.

L’étape que les scientifiques aimeraient atteindre ensuite serait de parvenir à développer la mémoire de ces objets. Il s’agit de les rendre capables de reprendre leur forme originelle avant déformation et d’en changer à l’infini. Dans un communiqué de l’Institut de technologie de Géorgie, le professeur Glaucio Paulino explique :

« Les structures relevant de la tenségrité sont extrêmement légères tout en étant très solides. C’est la raison pour laquelle il y a un grand intérêt en ce moment dans la recherche pour l’utilisation de ces structures dans l’exploration spatiale. Le but est de trouver un moyen de déployer un grand objet qui prend initialement peu de place. »

Bien que les recherches relatives à l’impression 4D soient nombreuses, le fait d’intégrer la notion de tenségrité est bel et bien une première. Cette étude représente la première pierre avant de futures innovations éventuelles, entre autres dans l’aérospatial.

Il s’agit de faciliter les futures missions spatiales et réduire les coûts. Les chercheurs pensent par exemple à un petit objet imprimé en 3D de type antenne prenant peu de place dans sa forme basique. Une fois réchauffée, elle pourrait alors se déployer et se transformer en un objet qui aurait été initialement bien plus encombrant à transporter.

Sources : TechCrunchLe Point